La Libération de Paris (1) : premiers combats

La Libération de Paris (1) : premiers combats

Date de diffusion : 01 sept. 1944 | Date d'évènement : 16 août 1944

L'insurrection parisienne : prise de la Préfecture de police et de l'Hôtel de Ville, occupation des mairies d'arrondissement, combats de rue entre le 16 et le 26 août 1944.

Niveaux et disciplines

Ressources pédagogiques utilisant ce média

Informations et crédits

Type de ressource :
Forme :
Collection :
France Libre Actualités
Date de l'évènement :
16 août 1944
Production :
INA
Page publiée le :
2003
Modifiée le :
23 sept. 2022
Référence :
00000000001

Contexte historique

Par Eve Bonnivard

Depuis le débarquement en Normandie, la Résistance parisienne attend son heure. Tout au long de l'été, l'agitation populaire et patriotique a gagné la capitale (manifestations, grèves des cheminots, postiers, policiers). Le 19 août, la Résistance donne l'ordre de mobilisation. L'insurrection n'est pas programmée. C'est que la libération de Paris n'est pas un objectif stratégique pour les Américains : la stratégie d'Eisenhower vise à détruire le gros de l'ennemi, non à s'emparer des villes coûte que coûte. De plus, les Etats-Unis souhaitent repousser à plus tard le problème épineux que pose l'installation dans la capitale du chef du Gouvernement provisoire, le général de Gaulle, qu'ils se refusent à reconnaître. Quant au gouvernement d'Alger, il redoute une insurrection non contrôlée qui pourrait provoquer un bain de sang et permettre l'installation d'une Commune dirigée par les communistes.

Éclairage média

Par Eve Bonnivard

L'avertissement éclaire les conditions de production du film, "réalisé clandestinement et sans aucun moyen matériel (…) par une équipe de cinéastes de la Résistance", "développé, tiré et monté au fur et à mesure dans un laboratoire aux mains du Réseau de Résistance du cinéma". Intitulé "Journal de la Résistance", le film prend évidemment fait et cause pour la Résistance : la caméra est partisane (par exemple, elle filme par-dessus l'épaule des insurgés), le commentateur l'est également ("Dans tous les arrondissements de Paris, la vraie France a retrouvé sa place"). Le commentaire mobilise les ressources rhétoriques propres aux récits de faits d'armes glorieux : la dramatisation ("Paris sent que quelque chose se prépare. Et soudain claquent les premiers coups de feu"), l'épique ("Ce peuple sans armes a su trouver des armes"), l'emphase lyrique ("Et soudain même le coeur de Paris commence à battre et à se battre").

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