Première réunion de l'Assemblée constituante en 1945

Date de diffusion : 16 nov. 1945 | Date d'évènement : 13 nov. 1945

A l'issue du référendum, où les Français se sont massivement prononcés pour un changement des institutions, et des élections législatives, se réunit l'Assemblée constituante, dont la mission, limitée à 7 mois, est d'élaborer un projet constitutionnel.

Niveaux et disciplines

Informations et crédits

Type de ressource :
Forme :
Collection :
Les Actualités françaises
Date de l'évènement :
13 nov. 1945
Production :
INA
Page publiée le :
2003
Modifiée le :
19 sept. 2022
Référence :
00000000008

Contexte historique

Par Eve Bonnivard

Les élections législatives du 21 octobre 1945, les premières depuis celles de 1936, ont profondément bouleversé l'équilibre des forces politiques en France. Dans la nouvelle Assemblée, le fait marquant est la percée du parti communiste qui, avec 160 sièges (contre 72 en 1936), devient le premier parti de France. Avec 302 députés sur 586, la gauche marxiste (PCF et SFIO) est maître du jeu à la Constituante.

Le deuxième enseignement du scrutin est l'effondrement du centre-gauche, en particulier du parti radical, clé de voûte de la IIIe République. Troisième constatation : l'ascension du MRP, qui prospère sur la déroute des modérés et le vide à droite. Les élections de 1945 apportent donc une simplification du paysage politique français, dominé par trois grands partis politiques ou tripartisme : le PCF, la SFIO et le MRP.

Éclairage média

Par Eve Bonnivard

La musique, entraînante, rythme le défilé des parlementaires se rendant au Palais Bourbon. Le ballet des voitures s'impose comme un passage obligé du genre. Les députés ne sont pas choisis au hasard, chacun représente une famille politique. Il s'agit de donner à voir la totalité du corps politique, de la gauche (Maurice Thorez) à la droite (Louis Marin) en passant par le centre-gauche (Edouard Herriot), tout en marquant la nouveauté du scrutin : la féminisation de la représentation politique (deux plans successifs de femmes députés).

Le commentaire rapporte l'événement sur un ton humoristique ; l'anecdote l'emporte sur l'analyse politique (la percée des communistes n'est pas évoquée). Surtout, il s'attache aux symboles plus qu'au fond : ainsi, il relève que de Gaulle est en veston, pour mieux illustrer le changement d'ère. Dépouillé des habits du chef de guerre à la tête d'une organisation clandestine, l'homme du 18 juin a revêtu ceux de l'homme d'Etat.

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