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Signature de l'accord Start II

Date de diffusion : 03 janv. 1993

La signature de l'accord Start II doit permettre de réduire l'armement nucléaire des deux grandes puissances

Niveaux et disciplines

Informations et crédits

Type de ressource :
Forme :
Collection :
Production :
INA
Page publiée le :
2003
Modifiée le :
19 sept. 2022
Référence :
00000000209

Contexte historique

Par Jean-Claude Lescure

La signature que George Bush appose le 3 janvier 1993 au bas du traité Start II constitue son dernier acte de politique internationale : battu en novembre 1992, il doit laisser son poste fin janvier à son successeur Bill Clinton. Le traité qu'il signe vise à limiter les forces nucléaires stratégiques de chaque partie et à éliminer les ogives nucléaires multiples à objectif indépendant (MOI), lancées à partir du sol.

Mais la signature des chefs d'Etat ne suffit pas, et la ratification par les Chambres traîne pendant de longs mois : la Chambre basse de la Douma russe estime que les Etats-Unis retirent des avantages trop importants du traité (après la ratification les Etats-Unis garderaient leur dotation d'armes nucléaires lancés par air et par mer, et la Russie devra faire face à un élargissement de l'OTAN vers les pays baltes, frontaliers de la Russie).

D'autre part, l'accord Start I, préalable à toute ratification de Start II, n'est complètement appliqué qu'en 1994, lorsque l'Ukraine, héritière d'une partie de l'arsenal nucléaire soviétique accepte de céder à la Russie la plupart des ogives nucléaires déployées sur son sol. Entre 1990 et 1996, le nombre total de têtes nucléaires est néanmoins passé de 80.000 à 40.000, et avec l'application des dispositions de START II, les forces stratégiques des deux pays sont réduites à 3000/3500 ogives nucléaires en 2003.

Éclairage média

Par Jean-Claude Lescure

Alors que sa portée est fort aléatoire, car la question de sa ratification est posée, la signature de l'accord Salt II est fortement médiatisée : les enfants, qui incarnent l'avenir, sont réunis pour fêter la nouvelle année, et sont les témoins de l'important accord diplomatique que vont sceller les deux délégations. La caméra s'attarde sur les enfants déguisés, comme pour les prendre à témoin de l'avenir radieux qui leur est préparé par les responsables politiques des deux grandes puissances. Le reportage se poursuit dans les rues de Moscou, sur les pas de George Bush et Boris Eltsine, qui rentrent se réchauffer au coin d'un feu. Les deux hommes abordent la délicate situation de la Bosnie-Herzégovine, où les Serbes, alliés traditionnels des Russes, se livrent à une "purification ethnique". Chaudement installés, ils veillent sur la santé du monde.

La cérémonie de signature du traité et la conférence de presse qui la suit mettent en évidence l'importance historique de l'accord. Pourtant le bel ordonnancement diplomatique est bousculé par des questions qui portent sur l'éventualité d'une intervention en Bosnie-Herzégovine. Un plan serré sur George Bush, sérieux, achève le reportage : rien de concret ne sera décidé pour mettre fin au conflit dans les Balkans.

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