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There'll be a hot time in the town of Berlin – Ça va chauffer dans la ville de Berlin (création 1944)

Date de diffusion : 1944

Prendre la capitale d'Hitler, une ambition qui s'exprime depuis longtemps dans les chansons hollywoodiennes. Avec le concours des plus grands, Sinatra en tête.

Niveaux et disciplines

Informations et crédits

Type de ressource :
Forme :
Page publiée le :
2003
Modifiée le :
19 sept. 2022
Référence :
00000000315

Contexte historique

Par Eric Lipmann

Date de création : 1944.

Le 16 avril 1945, les armées alliées s'arrêtent à une centaine de kilomètres de Berlin, ce qui permet aux Soviétiques de prendre seuls la capitale du Reich. Le 20 avril, c'est l'assaut final des armées de Joukov et de Koniev. Le 30 avril, Hitler se suicide. Le soir même, le drapeau rouge est hissé au sommet du Reichstag, calciné et criblé de balles. La Wehrmacht capitule sans condition à Karlshorst le 7 mai 1945.

L'Armée rouge a perdu près de 100 000 hommes dans la bataille. Au lendemain de la guerre, Berlin est une capitale fantôme. Après 363 attaques aériennes et l'assaut final de l'Armée Rouge, 43% des habitations sont détruites et Berlin déplore 50 000 victimes. 75 millions de m3 de gravats seront déblayés et rassemblés en neuf collines artificielles. Les quartiers de Mitte, Tiergarten, Friedrichshain et Kreuzberg sont les plus endommagés.

La conférence de Potsdam (17 juillet-2 août) entérine le plan d'occupation de l'Allemagne et de Berlin en quatre secteurs (Angleterre, États-Unis, France, URSS). Un Conseil de contrôle interallié a la charge de gouverner l'Allemagne occupée ainsi que l'ancienne capitale du Reich.

Éclairage média

Par Eric Lipmann

Hollywood et la guerre

De 1940 à 1945, 90 millions d'américains vont au cinéma chaque semaine. Chaque séance commence par une bande d'actualités où on voit Hitler, Pearl Harbor, Roosevelt, Churchill, Staline. Puis un dessin animé genre "Bugs Bunny contre Hiro-Hito". Et enfin le long métrage, dans lequel John Wayne ou William Holden montrent le chemin du courage.

Le manichéisme rend la tâche des cinéastes facile : d'un côté teutons et nippons qui torturent, mutilent et tuent, de l'autre, de jeunes hommes qui triomphent – non sans mal - contre les forces de l'Axe. Parfois subtile, comme dans Casablanca de Michael Curtiz avec Humphrey Bogart (1943), souvent rudimentaire comme Aventures en Birmanie de Raoul Walsh avec Errol Flynn (1945), presque toujours bien fait, le film de guerre américain est l'allégorie d'une nation démocratique qui veut prouver qu'un héros sommeille dans chaque citoyen susceptible d'être appelé sous les drapeaux.

Invariablement, on met en scène un microcosme social dans lequel se trouvent associés dans le combat, catholiques, protestants, juifs et noirs aux personnalités et tempéraments divers, sous les ordres d'un officier implacable, voire infaillible, mais très humain avec ses hommes. Bien plus que du divertissement, ces films sont de véritables leçons de civisme d'une nation démocratique en guerre contre le fascisme.

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