La rupture du barrage de Malpasset

Date de diffusion : 09 déc. 1959 | Date d'évènement : 02 déc. 1959

La rupture du barrage de Malpasset le 2 décembre 1959 a dévasté la région de Fréjus : maisons, routes et voies ferrées sont détruites. De nombreux cadavres sortis de la boue sont conduits vers une chapelle funéraire.

Niveaux et disciplines

Informations et crédits

Type de ressource :
Forme :
Collection :
Les Actualités françaises
Date de l'évènement :
02 déc. 1959
Production :
INA
Page publiée le :
2005
Modifiée le :
19 sept. 2022
Référence :
00000000355

Contexte historique

Par Christophe Gracieux

Le 2 décembre 1959 à 21h15, le barrage de Malpasset - qui barre le torrent du Reyran dont le débit s'est considérablement accru avec de récentes pluies diluviennes -, achevé cinq ans plus tôt, cède et libère plus de 50 millions de mètres cubes d'eau. En quelques minutes, la vallée du Reyran et la ville de Fréjus sont ravagées par une vague de plusieurs mètres de haut déferlant à 70 km/ h et qui détruit tout sur son passage (maisons, voies ferrées et routes).

423 victimes sont dénombrées. L'armée intervient pour secourir les sinistrés et déblayer la ville. Le général de Gaulle, accompagné du Premier ministre Michel Debré, se rend rapidement sur place. Un grand élan de solidarité se développe, orchestré notamment par les radios, permettant de réunir 9 milliards de francs en quelques jours ; le timbre de 25 centimes est surtaxé de 5 centimes au profit des sinistrés.

Cette catastrophe, l'une des plus importantes en France au XXe siècle (parmi les plus récentes on peut évoquer les inondations qui ont dévasté Vaison-la-Romaine en 1992) aboutit à la création de procédures d'indemnisation et à l'obligation légale d'études géologiques avant les travaux d'importance.

Éclairage média

Par Christophe Gracieux

Ce reportage est une "édition spéciale" des Actualités Françaises exclusivement consacrée à la catastrophe engendrée par la rupture du barrage de Malpasset. Les images diffusées visent d'abord à montrer toute l'ampleur du désastre matériel par des vues sur les dévastations provoquées par la vague : maisons coupées en deux, voies ferrées arrachées, voitures écrasées.

Ces images donnent l'impression d'une ville en ruines. Elles sont très similaires à cet égard aux reportages de guerre sur des villes détruites par des bombardements. Ce sujet bascule même dans la tragédie lorsque dans un second temps il s'emploie à évoquer et surtout à montrer le "désastre humain". Un plan présente ainsi des soldats retirant un cadavre de la boue, puis d'autres plans montrent des cadavres acheminés vers une chapelle. L'image du corps d'un jeune enfant est particulièrement terrible.

Tout au long du reportage, la musique dramatique renforce le caractère poignant de ces images, de même que le commentaire qui n'a de cesse d'insister sur l'étendue exceptionnelle du cataclysme : "Fréjus n'est plus que le nom d'un drame".

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