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Le lancement réussi de la fusée Ariane en 1979 à Kourou (Guyane)

Date de diffusion : 24 déc. 1979

Le troisième essai de lancement de la fusée européenne Ariane à Kourou en Guyane, qui a lieu le 24 décembre 1979, est une réussite. Une caméra permet de suivre l'envol de la fusée et sa mise en orbite.

Niveaux et disciplines

Informations et crédits

Type de ressource :
Forme :
Collection :
Production :
INA
Page publiée le :
2005
Modifiée le :
19 sept. 2022
Référence :
00000000433

Contexte historique

Par Fabrice Grenard

La France fut le principal maître d'oeuvre de la construction de la première fusée européenne, surnommée Ariane. Le point de départ de l'industrie spatiale en France se place en 1961 avec la création du CNES (Centre national d'études spatiales). A l'égal du CEA (Commissariat à l'énergie atomique), il doit mettre en place une filière complète depuis le pas de tir et les stations du sol jusqu'aux fusées et aux satellites. Le succès de sa fusée Diamant contraste avec les douze échecs successifs de la fusée Europa construite dans le cadre communautaire. La France parvient cependant à convaincre ses partenaires européens de la nécessité de mettre au point une fusée européenne.

Le défi technologique, lancé en juillet 1973 par dix pays européens, avait des objectifs à la fois économique et politique. Il s'agissait notamment de briser le monopole de fait des Etats-Unis dans le domaine des lanceurs spatiaux. Les Américains voulaient verrouiller solidement le développement européen en matière de communication par satellite, en réglementant l'accès des pays alliés à l'espace. Mais les Etats-Unis ayant opté pour la construction d'une navette spatiale réutilisable, un grand marché s'ouvrait pour les fusées conventionnelles. L'Agence européenne de l'Espace (AES) décida en 1975 de confier le projet de construction de la première fusée européenne à la France, qui possédait une avancée considérable dans ce domaine grâce en particulier aux savoirs accumulés par les sociétés Aérospatiale et Air Liquide. Le Centre National des Etudes spatiales (CNES) fut ainsi chargé de la maîtrise d'oeuvre du projet tandis que la motorisation était confiée à la SNECMA. Collabore également au projet l'entreprise allemande DASA, qui fabrique notamment les propulseurs d'appoint (les "boosters"). Au départ, le lanceur était simplement baptisé L-IIIS (Lanceur de 3ème génération de substitution) mais pour lui donner une dimension plus symbolique, le directeur général du CNES Michel Barnier décida de retenir parmi une liste de propositions l'apellation Ariane, figure de la mythologie grecque.

De conception rustique mais techniquement éprouvée, le lanceur Ariane est un véhicule à trois étages, dont le troisième est dit cryotechnique, car il utilise un mélange d'oxygène et d'hydrogène, liquides à hautes performances. Le lancement réussi le 24 décembre 1979 confirme la crédibilité d'Ariane et lui ouvre un carnet de commandes pour l'avenir.

Éclairage média

Par Fabrice Grenard

Les images de télévision permettent de suivre les différentes étapes de l'envol de la fusée. Le lancement réussi de la fusée Ariane est présenté par le commentaire comme une véritable victoire. Les images montrent notamment les applaudissements et bras levées des ingénieurs du Centre spatial guyanais chargés de suivre les différentes opérations d'envol. Le commentaire ne cache pas qu'il ne s'agit pas seulement d'une réussite française, mais bien d'une réussite européenne.

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