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Le tremblement terre de Kobe : la question du risque dans les sociétés technologiques

Date de diffusion : 17 janv. 1995

En 1995, la ville de Kobe au Japon a été secouée par un séisme de très forte amplitude. Les dégâts sont très importants malgré les normes de construction très strictes imposées au Japon.

Niveaux et disciplines

Informations et crédits

Type de ressource :
Forme :
Collection :
Production :
INA
Page publiée le :
2006
Modifiée le :
19 sept. 2022
Référence :
00000000678

Contexte historique

Par Raphael Morera

En raison des découvertes scientifiques, les sociétés industrielles ne peuvent plus se satisfaire d'un fatalisme passif au sujet des catastrophes dites naturelles. Le risque ne provient en effet pas tant des manifestations des forces de la nature que de la localisation des installations humaines. C'est donc la coïncidence entre un aléa naturel et une présence humaine qui crée le risque. Ceci pose la question de la gestion du risque et donc de la technique.

Le cas de Kobé montre que même un pays industrialisé familier du risque ne peut totalement s'en prémunir. Les normes antisismiques ne peuvent être appliquées absolument partout. Les installations de chauffage représentent autant de foyers potentiels. Les infrastructures de transport figurent parmi les constructions les plus vulnérables en raison de leurs dimensions. La croissance des installations techniques crée en fait le risque, ce qui rend l'adaptation nécessaire. Les normes de constructions figurent parmi les réponses prioritaires, mais l'information et la préparation ne sont pas moins importantes. Leur mise en place implique une prise de conscience des risques que la société crée.

Dans le monde, les inégalités entre les sociétés sont criantes. La gravité et le nombre des dégâts s'expliquent en général par la pauvreté des pays concernés. Plus un pays est pauvre, moins il dispose des moyens techniques et politiques pour prévenir le risque et intervenir lorsque celui-ci survient.

Éclairage média

Par Raphael Morera

Ces images sont caractéristiques des sujets diffusés lors des grandes catastrophes. Il s'agit de faire prendre conscience aux télespectateurs de l'ampleur du phénomène. Deux procédés sont principalement employés. Les images aériennes renforcent l'impression de chaos non seulement en laissant voir l'étendue des dégâts mais aussi en laissant implicitement supposer que les lieux sont inaccessibles. Les caméras portées à l'épaule au plus près des secouristes donnent de l'intensité et traduisent l'atmosphère d'urgence qui règne à Kobe. Il est à noter que le reportage s'ouvre sur des images, captées grâce à une caméra de surveillance, qui montrent l'événement en train de se produire, ce qui amorce une évolution dans la pratique médiatique.

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