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Georges Pompidou sur les relations franco-soviétiques

Date de diffusion : 09 janv. 1973

Georges Pompidou décrit la nature des différents liens établis avec l'URSS : coopération technique, scientifique, culturelle et économique. Il évoque l'état de la sécurité de l'Europe face aux accords Salt, et la situation de l'arsenal nucléaire.

Niveaux et disciplines

Informations et crédits

Type de ressource :
Production :
INA
Page publiée le :
2007
Modifiée le :
19 sept. 2022
Référence :
00000000751

Contexte historique

Par Carole Robert

L'arrivée de Pompidou au pouvoir ne change pas l'orientation générale de la politique extérieure menée par de Gaulle. Certes Pompidou entretient de bons rapports avec Nixon, nouveau président des Etats-Unis, mais cela n'empêche pas la France de condamner les interventions américaines en Asie (Indochine, Vietnam, Cambodge).

Pompidou souhaite établir de bons rapports avec la Chine communiste : en 1973, il va en Chine et rencontre Mao. Mais une fois qu'elle a normalisé ses rapports avec les Etats-Unis, la Chine s'intéresse moins à la France. L'essentiel pour Pompidou est donc de maintenir de bons rapports avec l'URSS. Pompidou accomplit trois voyages officiels en URSS, et Brejnev est reçu deux fois en France. Ils établissent ainsi une coutume de rencontre au sommet quasi-annuelle.

En janvier 1973, la détente est à son apogée. Le communiqué suivant leur rencontre affirme "l'excellente atmosphère des relations franco-soviétiques et le caractère amical qui leur est propre". La détente s'accompagne d'une amorce de coopération technique et aboutit à la multiplication d'échanges culturels prestigieux entre les deux pays (grandes expositions d'art et de trésors anciens et modernes, comme Paris-Moscou en 1979, ballets..) gérés par des traités officiels. La France tient à privilégier ses liens diplomatiques avec l'URSS afin de rester le principal pont entre l'Est et l'Ouest, à un moment où la RFA développe l'Ostpolitik avec les pays de l'Est. En 1973, la France établit ainsi des premiers liens diplomatiques avec la RDA.

Éclairage média

Par Carole Robert

La conférence de presse est filmée avec plusieurs caméras. Le tournage est très organisé et tente de présenter le début de la conférence sous plusieurs angles et valeurs de plan pour se stabiliser finalement sur un plan poitrine fixe. Le slogan de campagne de Pompidou "le changement dans la continuité" correspond aussi à sa politique audiovisuelle. En effet, la télévision reste "la voix de la France". Pompidou reprend le procédé des conférences de presse filmées qui sont un prétexte pour s'adresser au pays et justifier sa politique à la nation française.

Il recherche des formules qui font mouche et des trouvailles d'humour comme sa phrase sur la comparaison avec Marchais - "nous ne faisons pas partie de la même église". La télévision reste un instrument privilégié de sa politique de communication. Moins solennel que de Gaulle, il parle également sans lire et s'adresse à l'assemblée qui l'entoure. Son style de discours est plus professoral et moins lyrique. Moins à l'aise que de Gaulle devant les caméras, il va diversifier ses interventions en invitant la caméra à partager sa vie en famille, afin de privilégier l'image paisible d'un "citoyen comme les autres". C'est la télévision qui révèlera les symptômes de sa maladie en 1973.

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