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L'élection de Bernard Thibault à la tête de la CGT

L'élection de Bernard Thibault à la tête de la CGT

Date de diffusion : 05 févr. 1999

Le 46ème Congrès de la CGT est marqué par l'élection de Bernard Thibault comme secrétaire général, en remplacement de Louis Viannet. Cette élection incarne le renouveau de la CGT qui se rapproche de la CFDT.

Niveaux et disciplines

Informations et crédits

Type de ressource :
Forme :
Collection :
Production :
INA
Page publiée le :
2007
Modifiée le :
19 sept. 2022
Référence :
00000000868

Contexte historique

Par Julie Le Gac

Au cours du 46ème congrès de la Confédération Générale du Travail, Bernard Thibault succède à Louis Viannet au poste de secrétaire général. Louis Viannet a occupé la tête de la CGT pendant 7 ans. Durant son mandat, il est confronté à une situation sociale dégradée. Il doit cependant se résoudre au réformisme. Il s'efforce ainsi d'effectuer au sein de la CGT la synthèse entre les orthodoxes et les modernistes. Parallèlement, Louis Viannet s'efforce de donner à la CGT son autonomie vis à vis du Parti communiste, et en 1996, il se retire du bureau national du PCF. Il engage également la CGT sur la voie de l'ouverture. Il serre la main de Marc Blondel, secrétaire général de Force Ouvrière au cours des mouvements sociaux de l'automne 1995, puis entame un rapprochement avec la CFDT à partir de 1998. Louis Viannet veut rajeunir l'image du plus vieux syndicat de France. Il promeut en ce sens Bernard Thibault.

Ce dernier, né en 1959, cheminot, est syndiqué depuis l'âge de 18 ans. Le mouvement social de l'automne 1995 valorisant la pratique syndicale cheminote fait de lui un leader emblématique. Bernard Thibault est érigé en symbole du renouveau de la CGT. Ce renouveau s'illustre également par l'adhésion de la CGT au cours de ce Congrès à la Confédération Européenne des Syndicats. Le 46ème Congrès, sans renoncer aux luttes, légitime, en outre, la voie du syndicalisme de proposition et de négociation. Dans les faits cependant, la CGT peine à sortir du syndicalisme du refus. Bernard Thibault poursuit l'émancipation vis-à-vis du PCF, se démarquant bruyamment de la manifestation pour l'emploi organisée par les communistes le 16 octobre 1999. En 2001, il quitte le PCF.

Éclairage média

Par Julie Le Gac

Ce reportage diffusé lors du journal télévisé de France 3 entend souligner le renouveau incarné par l'élection de Bernard Thibault, au cours du 46ème Congrès de la CGT. Il insiste à cet égard à deux reprises sur l'âge de Bernard Thibault, 40 ans, qui dénote, il est vrai, dans le paysage syndical français. Il souligne également le resserrement des liens entre CGT et CFDT, une union jugée par tous prometteuse pour l'avenir. Enfin, la remarque optimiste de Nicole Notat sur l'avenir du syndicalisme européen rappelle la décision historique de la CGT d'adhérer à la Confédération Européenne des Syndicats au cours de ce congrès.

Ce document reprend à son compte l'optimisme affiché lors de ce congrès par les dirigeants et les militants. Il met en exergue l'union et l'enthousiasme des délégués syndicaux qui s'illustrent par les chaleureux applaudissements entrecoupés par le son des cornes de brume, ou encore par le chant traditionnel de l'Internationale. Embrassant délibérément le ton optimiste affiché par la CGT, le reportage s'abstient de souligner la fragilité de l'union avec la CFDT, et de rappeler la baisse constante des effectifs syndicaux.

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