vidéo - 

Zeus, le robot chirurgical

Date de diffusion : 12 oct. 1999

Strasbourg, sous l’influence du professeur Jacques Marescaux, se situe à la pointe de la téléchirurgie. De fait, le recours au robot chirurgical Zeus permet de sécuriser le geste du praticien.

Niveaux et disciplines

Informations et crédits

Type de ressource :
Forme :
Collection :
Production :
INA
Page publiée le :
2007
Modifiée le :
19 sept. 2022
Référence :
00000001007

Contexte historique

Par Julie Le Gac

L’Institut de recherche contre les cancers de l’appareil digestif (IRCAD), créé en 1993 et l’Institut européen de téléchirurgie (EITS) fondé en 1994, à l’initiative du professeur Jacques Marescaux, placent Strasbourg à la pointe de la téléchirurgie. Au sein de ces laboratoires, est utilisé Zeus, le robot chirurgical, composé de trois bras articulés munis à leur extrémité, le premier, d’une caméra miniature, les deux autres, d’instruments chirurgicaux (pincette et ciseau). Cette invention, testée d’abord sur des cochons puis utilisée en chirurgie digestive humaine, favorise l’ergonomie puisqu’un bras armé par commande vocale remplace désormais l’assistant qui tenait une caméra tubulaire, et, surtout sécurise le geste opératoire en le rendant plus précis. De fait, grâce à la télérobotique, le tremblement disparaît.

Zeus, robot américain créé par la société Computer Motion possède désormais des concurrents: Da Vinci, concurrent américain, et un concurrent français, Endoxyrob, lancé par le Réseau national des technologies de la santé en septembre 2000.

Une nouvelle étape est franchie le 7 septembre 2001 avec la réalisation de la première opération à distance. Baptisée "opération Lindbergh" en référence au premier vol transatlantique sans escale, l’ablation de la vésicule biliaire d’une patiente située à Strasbourg par le professeur Jacques Marescaux, depuis New-York, est réalisée dans le cadre de l’IRCAD et de l’EITS, avec le soutien de Computer Motion et France Telecom. De fait, le principal enjeu de cette réalisation transatlantique réside dans la sécurisation de la ligne numérique à haut débit, assurant la fiabilité et la rapidité de la transmission des deux sites. L’opération est un succès, et la prouesse scientifique réelle. Les applications réelles de la téléchirurgie à distance demeurent en revanche plus floues. Une utilisation dans les pays en voie de développement, par exemple est pour l’instant compromise, en raison du manque de chirurgiens, et du coût majeur de ces robots.

Éclairage média

Par Julie Le Gac

Ce reportage présente une avancée majeure en matière de chirurgie, la téléchirurgie. De manière pédagogique, il explique le fonctionnement du robot Zeus, tandis que le professeur Marescaux loue les mérites de cette technologie nouvelle, et les perspectives nouvelles qu’elle ouvre.

Par ailleurs, le ton du document est délibérément admiratif. Il souligne avec enthousiasme les progrès apportés par le robot, et se projette dans le futur, avec l’annonce des prochaines expérimentations envisagées, ainsi que l’insertion d’images de synthèse montrant une salle de chirurgie. En revanche, il s’abstient de s’interroger sur les mutations induites sur le travail du chirurgien. De fait, si le robot se situe dans une logique de maître/ assistant et demeure commandé par le chirurgien, il constitue bien une interface nouvelle entre le chirurgien et son patient.

Lieux

Personnalités

Thèmes

Sur le même thème

Sur le même thème