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Visite de Jacques Chirac à Saint-Pierre-et-Miquelon

Visite de Jacques Chirac à Saint-Pierre-et-Miquelon

Date de diffusion : 07 sept. 1999

Le 7 septembre 1999, le Président de la République Jacques Chirac se rend en visite à Saint-Pierre-et-Miquelon.

Niveaux et disciplines

Informations et crédits

Type de ressource :
Forme :
Collection :
Production :
INA
Page publiée le :
2007
Modifiée le :
19 sept. 2022
Référence :
00000001069

Contexte historique

Par Christophe Gracieux

Situé à 20 kilomètres des côtes de la province canadienne de Terre-Neuve et à 4 600 kilomètres de Paris, l'archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon est composé de huit îles dont les trois principales sont Saint-Pierre, Miquelon et Langlade, et couvre une superficie totale de 242 kilomètres carrés. Le premier établissement français de pêche y a été fondé en 1604, mais Saint-Pierre-et-Miquelon n'est définitivement devenu français qu'en 1816.

L'archipel a connu une période de prospérité lors de la prohibition instaurée dans les années 1920 aux Etats-Unis et au Canada: il servit alors de relais aux contrebandiers. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, il s'est rallié à la France libre dès décembre 1941 sous l'impulsion de l'amiral Muselier. Saint-Pierre-et-Miquelon est devenu territoire d'outre-mer en 1946 puis département d'outre-mer en 1976. En 1985, il est érigé en collectivité territoriale, dotée d'un conseil général, ce qui lui permet d'échapper aux contraintes de la politique européenne de la pêche. L'archipel est peuplé de 6 300 habitants, dont 5 600 à Saint-Pierre, la plupart descendants de Bretons, Normands, Basques et Poitevins. La pêche constitue l'activité économique principale de Saint-Pierre-et-Miquelon.

Un conflit au sujet des zones de pêche s'est toutefois engagé avec le Canada, qui est par ailleurs le principal partenaire de l'archipel. En juin 1992, le tribunal international d'arbitrage de New York décida de réduire la zone économique exclusive de la France au large de Saint-Pierre-et-Miquelon. Un moratoire a en outre interdit la pêche à la morue en raison de sa surexploitation. Malgré un léger rééquilibrage permis par un accord franco-canadien signé en décembre 1994, les ressources halieutiques de l'archipel ont été fortement réduites. L'économie de Saint-Pierre-et-Miquelon connaît ainsi d'importantes difficultés. La majorité de la population active est désormais employée dans le bâtiment et les travaux publics et non plus dans la pêche.

Éclairage média

Par Christophe Gracieux

Ce sujet rend compte de la visite à Saint-Pierre-et-Miquelon de Jacques Chirac, de retour d'une semaine passée au Canada à l'occasion du sommet de la Francophonie, en adoptant deux angles différents. Il saisit d'une part cette occasion pour détailler brièvement aux téléspectateurs les principales caractéristiques de l'archipel: la composition de sa population et l'importance de la pêche. D'autre part, ce reportage est centré sur la personne de Jacques Chirac. Il le montre ainsi prenant un véritable bain de foule dans les rues de Saint-Pierre.

Ces images sont coutumières des déplacements de Jacques Chirac. En effet, depuis sa première campagne pour l'obtention du siège de député de Corrèze dans la circonscription d'Ussel en 1967, il a toujours joué la carte de la proximité avec les personnes venues à sa rencontre lors de ses différentes visites. Il n'est donc pas étonnant de le voir serrer des mains et saluer les habitants de Saint-Pierre avec bonhomie. Il n'hésite du reste pas à bouleverser quelque peu le protocole habituel, traversant la rue pour venir lui-même à la rencontre des habitants. Bernadette Chirac salue également les habitants de Saint-Pierre, mais elle apparaît nettement moins à l'aise dans cet exercice que son mari.

Les images de la visite de ce dernier dans les nouvelles Pêcheries de Saint-Pierre ne sont par ailleurs pas sans rappeler celles de ses nombreuses venues au Salon de l'agriculture, à Paris.

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