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Le patrimoine mondial de l'Unesco

Le patrimoine mondial de l'Unesco

Date de diffusion : 03 janv. 2006

L'inscription de certains sites naturels et culturels au patrimoine mondial de l'Unesco permet d'en assurer la préservation et d'en accroître l'attrait touristique.

Niveaux et disciplines

Ressources pédagogiques utilisant ce média

Informations et crédits

Type de ressource :
Forme :
Collection :
Production :
INA
Page publiée le :
14 juil. 2008
Modifiée le :
19 sept. 2022
Référence :
00000001187

Contexte historique

Par Emeline VanthuyneProfesseure agrégée d'histoire )

Depuis la fin de la Première Guerre mondiale, une réflexion s'est ouverte sur la nécessaire préservation du patrimoine naturel et culturel de l'humanité. Dans les années 1960, la menace qu'a fait peser le barrage d'Assouan sur les temples égyptiens d'Abou Simbel a déclenché une vaste campagne internationale qui a abouti au déplacement de ces témoignages irremplaçables de la civilisation de l'Égypte ancienne. Cela a nécessité une coopération financière internationale. Par la suite, d'autres opérations ponctuelles ont été menées afin de préserver des sites exceptionnels en danger, notamment Venise et sa lagune.

Plusieurs propositions ont été émises à la fin des années 1960 afin de préserver de manière plus systématique les sites internationaux ayant une valeur historique et / ou esthétique. En 1972, une conférence des Nations unies sur l'environnement humain se tient à Stockholm et aboutit à l'adoption par la conférence générale de l'Unesco d'une convention internationale prévoyant la protection du patrimoine mondiale de l'humanité. On décide d'établir une liste de sites naturels ou culturels afin d'en assurer la préservation. Début 2008, 185 États ont ratifié ce texte. La liste des sites à protéger est mise à jour une fois par an par le comité du patrimoine mondial. Elle comprend actuellement 851 sites. Le comité se compose de 21 des États ayant signé la convention de 1972 : une rotation entre les représentants des différents États s'établit tous les six ans, mais cette durée a été volontairement réduite à quatre ans par les actuels représentants des États afin de favoriser une meilleure représentativité des pays signataires de la convention. L'inscription des sites sur la liste du patrimoine mondial permet aux pays signataires de bénéficier d'un Fonds du patrimoine mondial (4 millions de dollars par an). Cela permet d'entretenir les sites concernés, mais aussi d'en assurer la préservation ou la restauration en cas de menaces ou de dommages causés par des catastrophes naturelles ou par l'activité humaine. Une liste du patrimoine mondial en péril a d'ailleurs été rédigée afin d'accentuer ses efforts de conservation sur certaines zones à risques. L'inscription au patrimoine mondial de l'Unesco donne une valeur ajoutée au site, qui encourage le tourisme.

En 1994, face à la sur-représentation des sites appartenant aux pays développés sur la liste, le comité du patrimoine mondial a adopté une stratégie globale qui se veut plus équitable : élargissement de la définition de patrimoine (notion de patrimoine immatériel), simplification des modalités d'inscription sur la liste. En ce qui concerne la France, outre la ville du Havre, de célèbres monuments sont inscrits sur la liste du patrimoine mondial dressée par l'Unesco : le Mont-Saint-Michel, les châteaux de la Loire, la cathédrale Notre-Dame de Paris et certaines fortifications de Vauban (depuis juin 2008).

Éclairage média

Par Emeline VanthuyneProfesseure agrégée d'histoire )

Ce reportage est diffusé dans la rubrique Notre Époque du journal de la nuit de France 3. Cette partie du Soir 3 fournit un éclairage sur certains faits de société dépassant le cadre de l'actualité immédiate. Dans son reportage, la journaliste évoque le classement de la ville du Havre au patrimoine de l'Unesco. Elle revient sur les origines, le fonctionnement et les limites de cette liste de chefs-d'œuvre de la planète à sauvegarder. Le sujet est constitué d'images d'archives (déplacement du temple d'Abou Simbel) et d'une succession de vues assez brèves sur les plus célèbres sites classés.

Notons que les chiffres avancés par la journaliste (180 pays signataires, 812 sites classés) ont évolué depuis deux ans (185 pays membres et 878 sites classés en 2008). Cela traduit l'effort d'ouverture évoqué en fin de reportage. Les membres du comité chargés de dresser la liste de l'Unesco entendent élargir la définition de patrimoine. Ils prennent désormais en considération des éléments des cultures traditionnelles principalement fondées sur la transmission orale grâce aux danses, aux chants. La fin du sujet consacré à la destruction en 2001 des bouddhas de Bamiyan d'Afghanistan par les talibans démontre les obstacles auxquels se heurte cependant ces efforts de coopération internationale visant à la conservation des richesses naturelles et culturelles du globe.

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