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Les répercussions de la crise économique sur les constructions de luxe à Dubaï

Les répercussions de la crise économique sur les constructions de luxe à Dubaï

Date de diffusion : 20 nov. 2008

Inauguré sur l'île artificielle Palm Jumeirah, à Dubaï, l'hôtel de luxe Atlantis comprend des suites avec des aquariums géants. Mohamed Yahia, directeur général de Legrand Moyen-Orient, évoque les constructions de gratte-ciels et de villas dans l'émirat. Le sultan Ahmed Bin Sulayem, directeur de Nakheel, s'exprime à propos de la crise immobilière qui commence à toucher Dubaï.

Niveaux et disciplines

Informations et crédits

Type de ressource :
Forme :
Collection :
Production :
INA
Page publiée le :
23 sept. 2013
Modifiée le :
19 sept. 2022
Référence :
00000001366

Contexte historique

Par Christophe Gracieux

Dubaï, membre de la fédération des Émirats arabes unis depuis sa création en 1971, connaît une gigantesque transformation depuis les années 1990. Située au bord du golfe Persique, dans une zone désertique, sa capitale, Dubaï, est constamment en chantier. Pour les autorités dubaïotes, il s'agit d'ériger l'émirat en centre mondial du tourisme de luxe. Des constructions pharaoniques y sont donc sans cesse élevées. Parmi celles-ci se trouvent de nombreux hôtels de luxe, tel que le Burj Al-Arab, inauguré en 1999. D'une hauteur de 321 mètres, cet hôtel, qui a la forme d'une voile construite sur la mer, se veut le plus luxueux sur la planète.

Dubaï voit également fleurir les gratte-ciels spectaculaires, dont le plus élevé au monde, le Burj Khalifa. Cette tour, inaugurée en 2010, culmine à 828 mètres. Dubaï est en outre gagnée par l'artificialisation. Un projet immobilier, Palm Islands, a ainsi conduit à créer trois archipels artificiels en forme de palmiers dans le golfe Persique. Ces îles accueillent des villas, des hôtels et des équipements touristiques destinés aux plus fortunés. L'Atlantis et ses 1 539 chambres inaugurées en 2008 est le principal des hôtels de luxe édifiés sur ces îles artificielles. De gigantesques centres commerciaux ont aussi été construits dans l'émirat, à commencer par le Dubaï Mall, qui s'étend sur 800 000 mètres carrés. Avec 65 millions de visiteurs venus faire des achats en 2012 dans ses magasins de luxe, il est le centre commercial le plus fréquenté au monde. Une station de sports d'hiver intérieure a même été ouverte en son sein en 2005.

Dubaï profite par ailleurs de l'essor fulgurant de son aéroport. Celui-ci est devenu le dixième aéroport mondial pour sa fréquentation : 57,7 millions de passagers y sont passés en 2012 contre seulement 28,7 millions en 2006. L'aéroport de Dubaï bénéficie surtout de la croissance de la compagnie aérienne Emirates qui en a fait sa plate-forme mondiale. Fondée en 1985 et propriété de l'émirat de Dubaï, elle est désormais la première compagnie mondiale pour le nombre de passagers transportés (39,4 millions). Elle devrait aussi atteindre le premier rang pour le nombre de passagers-kilomètres dès 2013.

Dubaï a cependant beaucoup souffert de la crise financière provoquée par l'explosion de la bulle immobilière qui l'a frappée en 2009. Se déclarant incapable de rembourser une dette de 120 milliards de dollars, l'émirat s'est trouvé au bord de la faillite. Il n'a dû son salut qu'au secours de son voisin, Abu Dhabi, qui lui a accordé une aide de 20 milliards de dollars. À la suite de cette crise, les prix de l'immobilier ont chuté de 40 à 60 %. De nombreux immeubles et gratte-ciels construits sont en outre demeurés inoccupés.

Après deux années difficiles, Dubaï a retrouvé la prospérité. Les prix de l'immobilier ont notamment augmenté de 30 % en 2012. L'émirat a en outre accueilli quelque 8,9 millions de touristes internationaux cette même année, soit une hausse de 10 % en un an. Dubaï, qui ne recevait que 400 000 touristes en 1985, est désormais une destination touristique importante.

Éclairage média

Par Christophe Gracieux

Ce reportage constitue le « dossier » du journal télévisé de 20 heures de France 2 du 20 novembre 2008. Moins lié à l'actualité immédiate, cette partie du journal télévisé permet de traiter plus en profondeur une question particulière. Réalisé à Dubaï par des envoyés spéciaux de France 2, le reportage se constitue d'images d'illustration entrecoupées d'interviews. Quelques plans n'ont pas été filmés par l'équipe de France 2 mais ont été intégrés au sujet : ceux de la cérémonie d'inauguration de l'hôtel Atlantis, les vues aériennes de celui-ci et les images 3D d'une future tour pivotante.

Le reportage a d'abord été réalisé pour traiter de l'inauguration d'un nouvel hôtel de luxe dans l'émirat qui a eu lieu le jour même : l'hôtel Atlantis, situé sur l'île artificielle de la Palm Jumeirah. Mais par-delà cette actualité immédiate, la rédaction de France 2 a voulu traiter des premiers effets de la crise financière mondiale sur les projets immobiliers de Dubaï. La crise a en effet éclaté deux mois auparavant, le 15 septembre 2008, avec la faillite de la banque new-yorkaise Lehman Brothers. Toutefois, sur les trois séquences qui composent le reportage, seule la dernière lui est consacrée. Les retombées de la crise sont seulement illustrées par des vues des îles artificielles Palm Islands qui semblent inoccupées et par l'interview du sultan Ahmed Bin Sulayem, responsable de ce projet immobilier. Les deux autres séquences s'attachent surtout à présenter les constructions grandioses édifiées à Dubaï. Le sujet est d'ailleurs introduit par le titre « Hyperluxe à Dubaï ».

Ce reportage cherche surtout à montrer le gigantisme des constructions à Dubaï et leur très grand luxe. Les journalistes de France 2 ont privilégié un traitement concret. Dans cette optique, la première séquence vise à montrer aux téléspectateurs l'intérieur de l'hôtel Atlantis : les différents plans d'aquariums géants situés dans une suite et dans l'hôtel illustrent la démesure des constructions dubaïotes. Dans le même souci d'offrir un sujet concret, le choix a été fait de suivre dans une dernière séquence un entrepreneur français installé à Dubaï. Ses commentaires servent à illustrer les plans des gratte-ciels filmés en caméra embarquée depuis sa voiture. La visite d'un chantier d'une villa en sa compagnie met aussi en lumière le luxe des constructions dans l'émirat.

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