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Nicole El Karoui, les mathématiques et l'art

Date de diffusion : 15 janv. 2012

Profitant de l'exposition sur les mathématiques à la Fondation Cartier, ce reportage présente Nicole El Karoui, professeur de Mathématiques Financières à l'Université Pierre et Marie Curie, et la relation particulière qu'entretient la France avec les mathématiques.

Niveaux et disciplines

Informations et crédits

Type de ressource :
Forme :
Collection :
Production :
INA
Page publiée le :
01 oct. 2014
Modifiée le :
19 sept. 2022
Référence :
00000001633

Contexte historique

Par Fatima RahmounProfesseure de physique-chimie de l'académie de Paris ) et

Par Sophie EdouardProfesseure de physique-chimie de l'académie de Paris )

Nicole El Karoui est née en 1944. Elle a été élève à l'Ecole Normale Supérieure de Jeunes Filles (ENSJF). Elle obtient son Doctorat d'Etat en Mathématiques en 1971.

Elle enseigne dans plusieurs grandes universités dont l'Université du Maine, l'Ecole Normale Supérieure (ENS) de Fontenay, l'Université Pierre et Marie Curie (Paris VI) ainsi qu'à l'Ecole Polytechnique.

Elle est considérée comme étant l'un des principaux acteurs du développement des Mathématiques Financières depuis la fin des années 1980. Ses recherches portent d'abord sur les processus stochastiques puis sur les outils théoriques du contrôle stochastique.

Elle est chevalier de l'ordre de la Légion d'honneur depuis 2006.

La Médaille Fields est l'équivalent du Prix Nobel pour les Mathématiciens. Tous les 4 ans, jusqu'à quatre mathématiciens âgés de moins de 40 ans peuvent recevoir la Médaille. C'est d'ailleurs le seul domaine scientifique où il faut être jeune pour être récompensé. Les mathématiques françaises sont régulièrement primées : on peut citer Laurent Lafforgue qui reçoit la Médaille Fields en 2002, puis Wendelin Werner en 2006 ; en 2010, la France reçoit deux des quatre médailles attribuées cette année-là avec Ngo Bao Chau et Cédric Villani. En 2014, Maryam Mirzakhani est la première femme à recevoir la Médaille Fields, le franco-brésilien Artur Avila est aussi récompensé.

La Fondation Cartier pour l'art contemporain a ouvert en 1984 à Jouy-en-Josas pour soutenir « l'art vivant ». Dix ans plus tard, la fondation s'installe dans le 14e arrondissement de Paris et ouvre un magnifique lieu d'exposition tourné vers le grand public.

Éclairage média

Par Fatima RahmounProfesseure de physique-chimie de l'académie de Paris ) et

Par Sophie EdouardProfesseure de physique-chimie de l'académie de Paris )

Lors du lancement plateau où une image d'un professeur faisant cours à l'aide d'un tableau numérique est visible en arrière-plan, le journaliste insiste sur l'importance des mathématiques en France. Le reportage s'ouvre sur Nicole El Karoui en visite à l'exposition sur les mathématiques de la Fondation Cartier. Entourée d'œuvres d'art, elle fait le lien entre les mathématiques à l'école et l'art en nous faisant partager son souvenir de la découverte du zéro, la « possibilité de donner un nom au vide ».

Le plan suivant nous plonge dans une classe de collège lors d'un cours de maths. Deux jeunes filles et un jeune homme nous parlent de leur relation avec la matière qui semble avoir une vie en soi. En effet, « les maths ils m'aiment pas trop » d'après la plus âgée d'entre eux. Le professeur indique l'importance de la matière dans les cursus français.

Des portraits de Wendelin Werner, Laurent Lafforgue, lauréats de la Médaille Fields sont ensuite présentés à l'écran. Cédric Villani, lauréat en 2010, apparaît à l'écran mais son nom ne sera pas mentionné lors du reportage. Il est vrai qu'il est sans doute le mathématicien le plus célèbre en France.

Puis, nous nous retrouvons sur les bancs de l'Université Pierre et Marie Curie, dans le cours de Nicole El Karoui. De multiples formules sont visibles au tableau et en voix off, la journaliste nous explique qu'il s'agit d'un modèle du marché financier, ce qui peut surprendre. En effet, les étudiants et le professeur semblent partager un niveau d'abstraction assez élevé. On est également surpris que le jeune étudiant interviewé prenne la modélisation du marché financier comme un jeu de lego. Il semble prendre beaucoup de plaisir et ne pas trouver ardues les formules écrites au tableau. Cette séquence du reportage peut nous faire penser aux apprentis sorciers de la finance.

Nicole El Karoui nous indique qu'un « mathématicien c'est un homme comme un autre » ce qui semble beaucoup faire rire ses étudiants. Est-ce parce que c'est une mathématicienne et non un mathématicien qui parle ? Elle parle aussi du « plaisir à abstraire », ce que l'on peut voir sur son visage.

Le reportage se termine sur la présentation de l'exposition mise en scène par David Lynch.

Ce reportage se présente comme un hymne aux mathématiques et aux mathématiciens.

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