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Andy Goldsworthy

Date de diffusion : 03 mai 2001

Le sculpteur Andy Goldsworthy est dans une réserve naturelle de Haute Provence. Il nous explique et nous montre son oeuvre, ici une sculpture faite avec des lauzes empilées. 

Niveaux et disciplines

Ressources pédagogiques utilisant ce média

  • Niveaux: Cycle 3

    L’art in situ

Informations et crédits

Type de ressource :
Forme :
Collection :
Production :
INA
Page publiée le :
08 févr. 2016
Modifiée le :
19 sept. 2022
Référence :
00000001720

Contexte historique

Par Virginie Paillas

Andy Goldsworthy est un artiste britannique qui fait partie des grandes figures du Land Art (mouvement artistique qui a pour principe de créer avec et dans la nature en veillant à ne pas altérer de façon irréversible l'espace investi).

Né dans le Cheshire (Royaume-Uni) en 1956, il côtoie dès son plus jeune âge le monde agricole. Il reste marqué par les paysages de la campagne du Yorkshire où il grandit et le travail des agriculteurs qui les façonnent. Il prend également conscience de la dureté et du caractère répétitif des activités agricoles.

Andy Goldsworthy crée des œuvres in situ qu'on peut dénommer sculptures. Elles ont vocation à intégrer des espaces urbains ou naturels. Il travaille généralement en plein air et élabore ses sculptures avec des matériaux naturels, la plupart du temps trouvés sur place (neige, glaces, pierres, fleurs, feuilles...). Il lui arrive quelquefois d'utiliser de l'acier. Il s'applique également à n'utiliser que ce que la nature lui offre : ses mains, des outils qu'il confectionne sur place et parfois son Opinel.

Ces œuvres sont par essence éphémères et subissent l'outrage du temps. C'est pourquoi ce temps de dégradation fait partie de la vie de l'œuvre et la photographie joue un rôle important : face à la contrainte de la disparition certaine de l'œuvre, la photo ou le film permettent d'en conserver une trace. Pour les artistes du Land Art l'image photographique ou filmique est le seul moyen d'assurer la diffusion pérenne de l'œuvre, et parfois d'en traduire la genèse. Les épreuves photographiques peuvent être également vendues afin de financer ces projets dont le résultat ne peut être acquis puisque voué à la disparition. La photographie de l'œuvre est l'objet concret qui peut être monnayé par le marché de l'art.

Pour autant, Andy Goldsworthy réalise également des sculptures « pérennes ». En France, il a conçu par exemple, les trois Sentinelles érigées pour les « Refuges d'Art » en Haute Provence. Plus qu'un ensemble de sculptures, les Refuges d'Art proposent un parcours réalisable en 10 jours de marche au sein de la Réserve Géologique de Haute-Provence. Le trajet permet de relier trois cairns en pierres (la première Sentinelle date de 1999 ; Andy Goldsworthy érige les deux autres en 2000 et 2001). Depuis 2012, six refuges (anciennes chapelles, fermes...) sont rénovés et accessibles aux randonneurs. Chacun de ces lieux abrite une œuvre de l'artiste. [1]

 Andy Goldsworthy, par ses œuvres, qu'elles soient éphémères ou pérennes, cherche à travailler avant tout avec le lieu qu'il occupe. Il ne cherche pas à y imposer une marque personnelle mais travaille avec le paysage. Il cherche à en saisir la nature : intervenir sur un espace est également pour lui prendre en compte son histoire. Comme la plupart des artistes qui choisissent de travailler in situ, les créations d'Andy Goldsworthy proposent une réflexion sur l'espace qu'elles investissent mais également sur la mémoire de ces lieux.

[1]voir le site de Refuge d'Art.

Éclairage média

Par Virginie Paillas

Cette vidéo de 2mn 30 présente deux facettes du travail d'Andy Goldsworthy à l'occasion de son travail pour le projet « Les refuges d'art » en Haute Provence.

Le document est constitué de deux parties. Le début du reportage présente son travail dans le cadre d'un partenariat avec le Musée Gassendi de Digne-les-Bains et la réserve géologique de Haute-Provence : réalisation de cairns en pierre, sculptures « pérennes ». La seconde partie propose une présentation plus générale de l'ensemble de son œuvre et notamment ses créations éphémères.

La première partie du document est constituée de plans où l'on peut voir l'artiste au travail. Andy Goldsworthy élabore une des trois sentinelles désormais érigées dans la réserve naturelle de Haute Provence. Cette première partie est entrecoupée par des plans durant lesquels l'artiste commente son travail sur la pierre.

Sur un mode visuel proche du diaporama, la seconde partie nous montre un enchaînement de photographies de différents types d'œuvres, toutes éphémères (sculptures de pierre, de glace, de feuilles...). On montre ici la variété des traces qu'il a laissé dans la nature durant plus de 25 ans et le caractère éphémère de ses créations. Cette partie du document est également entrecoupée d'un plan durant lesquels Andy Goldsworthy parle de la proximité entre son travail d'artiste et celui des agriculteurs : tous deux transforment l'espace naturel.

La conclusion du commentateur insiste sur le côté éphémère des créations de l'artiste tout en leur attribuant un message : «des œuvres éphémères comme pour rappeler la fragilité de la nature ».

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