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Attentat contre une mosquée dans le Sinaï

Attentat contre une mosquée dans le Sinaï

Date de diffusion : 24 nov. 2017

Une attaque terroriste a frappé une mosquée située à Bir Al-Abed, dans le Nord du Sinaï, en Égypte, le 24 novembre 2017. Cet attentat a fait de très nombreuses victimes. Le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi annonce des représailles. Emmanuel Macron et Donald Trump réagissent à l’attaque qui n’est pas encore revendiquée.

Niveaux et disciplines

Informations et crédits

Type de ressource :
Forme :
Collection :
Production :
INA
Page publiée le :
29 août 2019
Modifiée le :
19 sept. 2022
Référence :
00000001935

Contexte historique

Par Christophe Gracieux

Le 24 novembre 2017, un attentat frappe la mosquée soufie Al-Rawdah à Bir Al-Abed, dans la province du Sinaï Nord, en Égypte. Une quarantaine de terroristes armés tirent sur les fidèles adaptes du soufisme, un courant mystique de l’islam, rassemblés pour la grande prière du vendredi. Les assaillants parviennent ensuite à prendre la fuite avant l’arrivée des forces de sécurité égyptiennes.

Cet attentat a fait 305 morts et une centaine de blessés. Il s’agit ainsi de l’attentat le plus meurtrier dans l’histoire récente de l’Égypte. Il n’a pas été revendiqué, même si l’État islamique (Daech) apparaît comme le principal suspect en raison de ses attaques régulières dans le Sinaï et de ses menaces envers les musulmans soufis. Ces derniers constituent en effet des hérétiques aux yeux de l’organisation djihadiste qui leur reproche leurs « innovations » dans les rites et les prières par rapport à ceux prescrits par le prophète Mahomet ainsi que leur recours à l’intercession des saints morts.

L’État islamique a conduit à plusieurs reprises des attaques terroristes en Égypte à compter de 2015, visant les forces de sécurité, les coptes, les musulmans soufis ou les touristes. Ainsi, le 11 décembre 2016, un attentat a frappé l’église copte de Saint-Pierre-et-Saint-Paul, au Caire, lors d’une messe, faisant 27 morts. De même, le 31 octobre 2015, le vol 9268 de la compagnie russe Metrojet avait explosé peu après son décollage de Charm el-Cheikh, s’écrasant dans le Sinaï. Aucun des 217 passagers et des 7 membres d’équipage, pour la plupart russes, n’avaient survécu. Malgré les dénégations des autorités égyptiennes, désireuses de ne pas entraver le tourisme dans le pays et de pas nuire à la réélection du très autoritaire président Abdel Fattah Al-Sissi, cet attentat avait été revendiqué le jour même par Wilayat Sinaï, la « province du Sinaï » de l’État islamique.

Éclairage média

Par Christophe Gracieux

Diffusés en ouverture du journal télévisé de vingt heures de France 2 le 24 novembre 2017, ce sujet et le plateau extérieur en direct qui le suit traitent de l’attentat terroriste qui a visé plus tôt dans la journée une mosquée dans le Nord du Sinaï, en Égypte.

Il prend dans un premier temps la forme classique d’un récit factuel : il s’agit de relater le déroulement de l’attaque. Le commentaire s’appuie majoritairement sur des images factuelles provenant d’amateurs. Il s’agit d’une part de vidéos, filmées à l’extérieur et à l’intérieur de la mosquée après l’attaque, et d’autre part de photographies des victimes, floutées de façon à les rendre méconnaissables. Toutes montrent l’ampleur de la tuerie perpétrée par les terroristes. Le sujet donne également à voir les réactions politiques à l’attaque. D’abord celle du président égyptien, le général Abdel Fattah Al-Sissi, par le biais d’une allocution télévisée dans laquelle il annonce des représailles. Mais aussi celles de dirigeants étrangers, le président français Emmanuel Macron et celui des États-Unis, Donald Trump, par l’intermédiaire du réseau social Twitter, dont le second est un utilisateur compulsif.

Le sujet de France 2 ne se contente cependant pas d’un simple récit factuel de l’attentat mais le contextualise. Les images d’archives des débris de l’avion de la compagnie russe Metrojet, qui avait explosé en vol, peu après son décollage de Charm el-Cheikh, le 31 octobre 2015, visent à illustrer la capacité de l’État islamique à commettre des attentats dans le Sinaï.

Le plateau extérieur qui succède immédiatement au sujet propose lui aussi une contextualisation de l’attentat commis contre la mosquée de Bir Al-Abed, qui n’a alors pas encore été revendiqué. Interrogé en direct depuis Jérusalem, où il dirige le bureau de France 2 au Proche-Orient, le grand reporter Franck Genauzeau replace cet attentat dans le contexte de la menace constituée par l’État islamique en Égypte. Il évoque ainsi les soupçons pesant sur la branche égyptienne de l’État islamique dans l’attaque de la mosquée de Bir Al-Abed et plus largement la guérilla qu’elle mène dans le Sinaï. Ses propos sont illustrés par des images déjà diffusées dans le sujet.

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