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La basilique de Saint-Denis

Institut national de l’audiovisuel

Proposé par Institut national de l’audiovisuel

Date de diffusion : 25 déc. 2012

Un reportage de France 2 rappelait, en 2012, la place de première importance qu’occupe la basilique de Saint-Denis dans l’histoire de France, en tant que nécropole royale. Elle demeure pourtant largement moins fréquentée que Notre-Dame de Paris.

Niveaux et disciplines

Informations et crédits

Type de ressource :
Forme :
Collection :
Présentateurs/Présentatrices :
Bugier Julien
Date de diffusion du média :
25 déc. 2012
Production :
@ 2012 -  France 2
Page publiée le :
05 févr. 2024
Modifiée le :
09 févr. 2024
Référence :
00000005928

Contexte historique

Par Jean-Clément Martin BorellaJournaliste histoire et culture )

L’édification de la basilique de Saint-Denis n’est pas le résultat d’un projet unique, mais une succession de constructions et de rénovations autour d’une église construite au Ve siècle par Sainte-Geneviève, en hommage au premier évêque de Lutèce, Denis, mort décapité sur la butte Montmartre. La légende veut que Denis ait transporté sa tête jusqu’aux abords de la ville, où il aurait fondé le village de Saint-Denis.

Sous le règne de Dagobert Ier, au VIIe siècle, l’édifice devient une église abbatiale. Afin de légitimer son autorité, le souverain se place sous la protection du martyr chrétien et fait de Saint-Denis sa nécropole royale. Les dynasties des Robertiens et des Capétiens suivront son exemple et ce sont aujourd’hui 43 rois et 32 reines qui sont inhumés dans l’ancienne abbatiale, le dernier étant Louis XVIII, en 1824.

Les souverains ont, au fil des siècles, laissé une empreinte architecturale sur ce haut-lieu de la chrétienté. Le chantier le plus imposant, initié par Louis VI, en 1135, a transformé la basilique en un chef-d’œuvre inédit : voûtes à croisées d’ogives, surface vitrée exceptionnelle…

Celle qui est aussi une cathédrale depuis 1966 a connu les soubresauts de l’histoire politique. Nombre de ses trésors et tombeaux royaux ont été pillés pendant la Révolution, où le bâtiment devient même un entrepôt de farine et de blé. En 1837, l’architecte Viollet-le-Duc envisage de réparer la flèche nord, détériorée par des intempéries, mais le projet n’aboutit pas. Jusqu’en 2022, où des fouilles préalables à la reconstruction de la flèche débutent, dans l’espoir d’une nouvelle installation d’ici à 2030.

Éclairage média

Par Jean-Clément Martin BorellaJournaliste histoire et culture )

En 2012, le jour de Noël, le journal de 20 heures de France 2 propose un reportage sur l’un des plus majestueux édifices religieux de France, pourtant loin d’être le plus connu : la basilique de Saint-Denis.

Le sujet entend donner l’envie aux téléspectateurs de découvrir les lieux. Un chiffre est donné pour marquer les esprits : seulement 200 000 personnes viennent visiter chaque année cette basilique contre 13 millions pour Notre-Dame de Paris. En insistant sur son rôle de nécropole royale, les journalistes montrent son principal intérêt : les tombeaux de célèbres monarques. Le reportage souligne la beauté architecturale de la basilique, qu’expliquent ses rôles politiques et religieux de premier plan.

La caméra s’attarde sur les gisants de pierre, représentations physiques de rois qui, pour certains, ne sont plus enterrés là. La narration passe en revue les événements ayant marqué l’avènement du lieu, son élection par le pouvoir royal, mais aussi ses périodes difficiles, notamment celle de la Révolution française, qui a vu le pillage de ses tombes. Il s’agit aussi de changer l’image de Saint-Denis, ville de banlieue associée au Stade de France et à l’immigration, où l’on imagine mal, témoignages de passants à l’appui, que s’y trouve en réalité le souvenir le plus fort de la monarchie française : la royauté dans sa chair.

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