L'abolition de la peine de mort en France

L'abolition de la peine de mort en France

Par L'équipe Lumni EnseignementPublication : 29 août 2021, Mis à jour : 10 sept. 2021

# Présentation

Le 17 septembre 1981, Robert Badinter, alors garde des Sceaux, montait à la tribune de l’Assemblée nationale pour demander l’abolition de la peine de mort. Le 9 octobre suivant, la loi était promulguée. Gros plan sur l’histoire d’une loi fondamentale de la Constitution française.

     

# Peine de mort : des débats à la loi

Les premiers débats sur la peine de mort remontent, en France, à 1791. Mais il fallut attendre près de deux siècles pour que l’Assemblée nationale vote définitivement, le 9 octobre 1981, son abolition.

Aujourd’hui, on peine à croire que les exécutions aient été publiques jusqu’en 1939 et que la guillotine ait été utilisée jusqu’en 1977. De la Révolution à la présidence de Valéry Giscard d’Estaing, rien n’a donc changé ?

Dans les années 1970, dans le sillage de procès très médiatisés, le débat sur l’abolition de la peine de mort agite cependant de nouveau la société française. Les « pour » et les « contre » s’affrontent violemment, aussi bien dans les salles d’audience, dans les émissions télévisées qu’à l’occasion de dîners en famille ou entre amis.

En 1981, François Mitterrand, nouvellement élu, confie à son garde des Sceaux, Robert Badinter, la tâche de porter ce débat devant l’Assemblée nationale. Le 18 septembre 1981, le projet de loi est adopté par 363 voix contre 117. Quelques semaines plus tard, la peine de mort sera définitivement abolie en France.

# Notre sélection

Notre sélection thématique regroupe 3 documents vidéos : le discours du ministre de la Justice à l'Assemblée nationale le 17 septembre 1981, le vote de la loi par les parlementaires le lendemain, 18 septembre, et un entretien de Robert Badinter, en 2015, dans lequel il explique être opposé à la condamnation à mort de tout terroriste. Chaque ressource est accompagnée d'un contexte historique et d'un éclairage média.

  • Le 17 septembre 1981, à la tribune de l'Assemblée nationale, Robert Badinter, garde des Sceaux, prononce un plaidoyer de près d’une heure et demie en faveur de l'abolition de la peine de mort. Retrouvez ici l'intégralité de son discours ainsi que son verbatim. 
  • Le 18 septembre 1981, l'Assemblée nationale vote l'abolition de la peine de mort à une large majorité : 369 députés votent en sa faveur et 113 s'y opposent.
  • En 2015, quelques mois après les attentats de Charlie Hebdo, de Montrouge et de l'Hyper Cacher, Robert Badinter explique, lors d'une interview pour RFI, en quoi, selon lui, la peine de mort n'est pas dissuasive pour les terroristes. « Entre les terroristes et la mort, il y a un lien secret, pervers, inquiétant et constant », dit-il.

# La piste pédagogique

À retrouver également : Les combats de Robert Badinter en faveur de l’abolition de la peine de mort, une piste pédagogique rédigée par une enseignante agrégée d'histoire.