Les opérations militaires dans les Aurès en novembre 1954

Les opérations militaires dans les Aurès en novembre 1954

Date de diffusion : 18 nov. 1954 | Date d'évènement : 01 nov. 1954

Après les attentats du 1er novembre 1954, le gouvernement français procède à une "remise en ordre" du pays par le biais d'une action militaire de grande ampleur dans les Aurès.

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Informations et crédits

Type de ressource :
Forme :
Collection :
Les Actualités françaises
Date de l'évènement :
01 nov. 1954
Production :
INA
Page publiée le :
2003
Modifiée le :
19 sept. 2022
Référence :
00000000037

Contexte historique

Par Philippe Tétart

Dès le lendemain de la "Toussaint rouge", le gouvernement français lance une opération de remise en ordre dans les zones clefs du soulèvement, et tout particulièrement dans les Aurès. La détermination française est soulignée par la lourdeur du dispositif aussitôt activé : de 57 000 hommes en novembre (qui comprend immédiatement des appelés), le contingent passe à 83 000 hommes en janvier, cependant que les historiens évaluent le nombre de combattants FLN à seulement un millier en novembre 1954 [B. Droz, E. Lever, Histoire de la guerre d'Algérie, Seuil, 1984].

L'action militaire passe par la guerre psychologique (lâchers de tracts sur la Kabylie et les Aurès appelant les autochtones à rester fidèles à la France), les arrestations (2 000 environ entre novembre et janvier) et des opérations militaires traditionnelles. Ces dernières se heurtent souvent à la combativité des nationalistes et à l'organisation poussée du FLN. Ainsi en va-t-il dans les Aurès, zone de guérilla difficile d'accès sur laquelle on ne recense alors guère que 350 combattants du FLN.

Éclairage média

Par Philippe Tétart

Ce reportage ne laisse voir aucune action militaire. Cette dimension n'est suggérée in fine que par l'arrestation de fellaghas et la préparation d'une embuscade en montagne visant à "rendre sécurité et calme au massif de l'Aurès".

Il ressort de ce document que l'on veut donner aux Français l'idée d'une action militaire pacificatrice remplissant tous ses objectifs de maintien de l'ordre et de musellement de la rébellion, comme si les simples "événements d'Algérie" ne pouvaient durer. Cette intention est soulignée par la cohérence et le rythme du montage des images, qui insistent sur la maîtrise de l'armée française. Elle l'est également par le choix de vocabulaire pour le commentaire qui parodie un discours très martial ("accrochage", "nettoyage systématique", "libre circulation", "patrouille"), par opposition au mode de désignation négatif des nationalistes ("terroristes", "hors-la-loi").

On notera enfin que ce reportage est mis en valeur par une bande son jouant sur une fibre dramatique : l'armée mène sa mission à bien, mais l'instant reste grave.

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