Signature de l'indépendance du Maroc

Date de diffusion : 07 mars 1956 | Date d'évènement : 02 mars 1956

Christian Pineau et Si Bekkaï signent en mars 1956, au Quai d'Orsay, la déclaration commune qui donne son indépendance au Maroc.

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Informations et crédits

Type de ressource :
Forme :
Collection :
Les Actualités françaises
Date de l'évènement :
02 mars 1956
Production :
INA
Page publiée le :
2003
Modifiée le :
19 sept. 2022
Référence :
00000000049

Contexte historique

Par Philippe Tétart

Loin de ses "faiblesses algéroises" [J.-P. Rioux, La France de la Quatrième République, 1952-1958, Paris: Le Seuil, 1983], le gouvernement Mollet instruit avec célérité le dossier des décolonisations marocaine et tunisienne. Au Maroc, durant l'été 1955, deux ans après la déposition du sultan Sidi Mohammed Ben Youssef, l'activisme nationaliste s'est fait menaçant. Le gouvernement Edgar Faure a alors décidé d'abandonner le principe de co-souveraineté. La déclaration de La Celle-Saint-Cloud du 6 novembre 1955 scellait le retour du sultan, reconnu souverain d'un "État indépendant uni à la France par les liens permanents d'une interdépendance librement consentie et définie". Cette étape permet la constitution d'un gouvernement marocain de transition, formé par Si Bekkaï et la relance des négociations sur l'indépendance.

Le 2 mars 1956, Christian Pineau, ministre des Affaires Étrangères, et le plénipotentiaire marocain, Si Bekkaï, signent la déclaration commune qui rend caduc l'accord de Fès (naissance du protectorat, le 30 mars 1912) et donne naissance au Maroc indépendant. Le 7 mars, l'Assemblée nationale ratifie l'indépendance. Enfin, le 28 mai 1956, des accords de coopération redéfinissent les rapports franco-marocains.

Éclairage média

Par Philippe Tétart

La plupart des sujets des Actualités Françaises traitant des dates importantes de l'histoire de la politique extérieure française sont introduits par une vue symbolique du Quai d'Orsay (Ministère des Affaires Étrangères). Ce sujet n'échappe pas à la règle. Pour la suite, il s'agit ici de rendre compte, sans souci de mise en perspective (histoire, enjeux, réaction de l'opinion), du temps fort que constitue la signature des accords. On découvre alors un montage en trois temps : table des négociateurs en quelques plans / signature des accords / traditionnelle poignée de main des plénipotentiaires. Cette information colle à l'événement. Elle ne cherche pas à en dévoiler la causes et les effets aux spectateurs.

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