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La réunification de l'Allemagne

Date de diffusion : 03 oct. 1990

Moins d'un an après la chute du mur de Berlin, l'Allemagne retrouve une unité politique et territoriale qui symbolise aux yeux du monde le reflux du communisme en Europe.

Niveaux et disciplines

Informations et crédits

Type de ressource :
Forme :
Collection :
Production :
INA
Page publiée le :
2003
Modifiée le :
19 sept. 2022
Référence :
00000000201

Contexte historique

Par Jean-Claude Lescure

Après la chute du mur de Berlin, le 9 novembre 1989, les négociations sur l'avenir des deux Allemagne débutent. François Mitterrand qui a sous estimé le processus de réunification de l'Allemagne, pense que l'Europe va rester divisée, quand le 30 janvier 1990, Mikhaïl Gorbatchev accepte le principe de la réunification allemande, prenant ainsi le président français à contre-pied.

Désormais, les modalités politiques de l'unification sont discutées (calendrier de l'évacuation des troupes soviétiques, indemnités, condition de l'intégration des territoires est-allemands, place de l'Allemagne dans l'Europe et dans l'OTAN...). Outre les deux Allemagne, négocient les quatre puissances présentes sur le sol allemand depuis 1945 (Etats-Unis, Grande-Bretagne, France et URSS), ce qui débouche sur le traité d'unification dit "traité 2 + 4". Il entre en vigueur le 3 octobre 1990 et fixe le processus d'intégration des cinq Länder (qui formaient auparavant l'Allemagne de l'Est) à la République fédérale d'Allemagne.

Berlin est également consacrée "capitale de l'Allemagne" et le 3 octobre, "jour de l'unité allemande", devient le jour de la Fête nationale. En mêlant joie nationale et fierté patriotique, la réunification est un événement national qui met fin à la guerre froide et qui annonce la fin du communisme.

Éclairage média

Par Jean-Claude Lescure

Dans une première partie, Henri Sannier s'exprime en direct de Berlin, devant la porte de Brandebourg, où la foule est massée pour l'événement que constitue la réunification allemande. Après un gros plan sur la porte de Brandebourg, pour situer le lieu du reportage, apparaît Henri Sannier devant une foule de jeunes gens (dont on apprend plus tard qu'il s'agit d'une classe de jeunes Français venus assister à la réunification) : chaque jeune spectateur doit pouvoir s'identifier aux jeunes réunis à Berlin, vivre la fête avec le journaliste qui donne des indications sur la température locale tandis que les jeunes autour de lui illustrent l'aspect populaire de la manifestation, qui prend une tournure européenne, internationale, et assure à la jeunesse un nouveau monde à construire : la paix succède à la guerre froide.

Dans une deuxième partie, sont diffusées des images tournées la veille : le journal se fait rétrospective des cérémonies organisées depuis 24 heures (montée du drapeau) avant de revenir aux jeunes lycéens pris comme témoins muets des événements que conte en flash back Philippe Rochot qui s'est livré à quelques interviews pour saisir quelques impressions d'Allemands. Au total, l'approche de l'événement diplomatique reste superficielle, aucune analyse n'est faite, il s'agit simplement de rendre palpable l'émotion que peut susciter la réunification.

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