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Présentation du projet de loi sur les 35 heures

Date de diffusion : 27 janv. 1998

Le 27 janvier 1998, Martine Aubry présente à l'Assemblée nationale son projet de loi sur les 35 heures, suscitant l'opposition des députés de droite. Le même jour, des manifestations sont organisées pour défendre ce projet et soutenir les chômeurs.

Niveaux et disciplines

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Informations et crédits

Type de ressource :
Forme :
Collection :
Production :
INA
Page publiée le :
2005
Modifiée le :
19 sept. 2022
Référence :
00000000455

Contexte historique

Par Christophe Gracieux

Dans le but de lutter contre le chômage, le gouvernement de Lionel Jospin décide en 1998 de réduire la durée légale du travail à 35 heures hebdomadaires. Le projet de loi, présenté par Martine Aubry, ministre de l'Emploi et de la Solidarité, discuté à partir du 27 janvier 1998, est adopté par l'Assemblée nationale en première lecture le 10 février.

La loi promulguée le 13 juin 1998, malgré la grande hostilité de l'opposition de droite et surtout celle du MEDEF (Mouvement des entreprises de France) dirigé par Ernest-Antoine Seillère, réduit ainsi la durée légale du travail de 39 à 35 heures hebdomadaires, sans baisse de salaires. Cette mesure s'applique à partir du 1er janvier 2000 dans les entreprises de plus de vingt salariés, et à partir du 1er janvier 2002 pour celles en ayant moins de vingt. La mise en pratique de cette loi, après des négociations par branche professionnelle ou par entreprise, ne se fit pas sans difficultés et prit beaucoup de temps. Une deuxième loi, adoptée en décembre 1999 (promulguée le 19 janvier 2000), a ensuite complété la première.

Cependant si cette réduction du temps de travail à 35 heures apparaît éminemment symbolique, étant la plus importante avancée de ce type depuis les 40 heures du Front populaire en 1936, elle n'a pas entraîné les créations d'emplois escomptées : selon une étude de l'Insee parue en juin 2005, les 35 heures auraient créé, au plus, 350 000 emplois entre 1998 et 2002.

Éclairage média

Par Christophe Gracieux

Ce document se compose de deux reportages relatifs au projet de loi sur les 35 heures, tous les deux lancés en plateau par le présentateur du journal télévisé de France 3, le 27 janvier 1998. Le premier est un sujet politique traitant des réactions provoquées par la présentation du projet le jour même à l'Assemblée nationale. Il adopte la forme classique des reportages réalisés au Palais Bourbon.

Est d'abord inséré un extrait du discours de Martine Aubry, ministre de l'Emploi et de la Solidarité, prononcé à la tribune et perturbé à plusieurs reprises par les protestations et les cris des députés de droite s'opposant au texte. Martine Aubry interrompt même son allocution pour interpeller Pierre Lellouche. Ce type d'agitation apparaît ainsi fréquemment dans les reportages lors de séances parlementaires. La deuxième séquence du reportage est quant à elle filmée dans les couloirs du Palais Bourbon où les journalistes recueillent de manière habituelle les réactions des députés (du reste, une équipe de télévision est filmée interrogeant Philippe Douste-Blazy). Le sujet s'attache ici à présenter les opinions de chaque parti sur le projet de loi sur les 35 heures à travers l'interview d'un de ses membres éminents (Pierre Lellouche pour le RPR, Jacques Barrot pour l'UDF-Force démocrate, Alain Bocquet pour le PC, et Yves Cochet pour les Verts).

A la suite de ce reportage sur la discussion législative, un second présente les manifestations organisées le jour même dans plusieurs villes de France pour la défense du projet de loi sur les 35 heures et contre le chômage. Là aussi, le sujet épouse la forme classique de ceux réalisés à l'occasion de rassemblements syndicaux : sont diffusés différents plans de manifestants à Paris, Marseille, Bordeaux et Lyon, portant des banderoles revendicatives ("Ensemble pour le chômage, ensemble pour les 35 heures") ou celles de leurs différents syndicats (CGT, Sud...), et scandant des slogans. Plusieurs réactions sont également recueillies au sein de la foule par des micro-trottoirs, aussi bien de salariés anonymes que de dirigeantes de mouvements de chômeurs, de manière à éclairer les motivations de cette manifestation.

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