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Les conséquences de la crise de la sidérurgie en Lorraine : l'exemple de Talange

Les conséquences de la crise de la sidérurgie en Lorraine : l'exemple de Talange

Date de diffusion : 04 avr. 1977

Depuis la fin du XIXe siècle, la sidérurgie constituait l'activité principale de la Lorraine. L'importante crise que traverse le secteur entraîne des difficultés pour la région. De nombreuses villes apparaissent entièrement sinistrée par le chômage.

Niveaux et disciplines

Ressources pédagogiques utilisant ce média

Informations et crédits

Type de ressource :
Forme :
Collection :
Production :
INA
Page publiée le :
2005
Modifiée le :
19 sept. 2022
Référence :
00000000460

Contexte historique

Par Fabrice Grenard

Fragilisée dès les années soixante par d'importantes restructurations (déclin de la sidérurgie lorraine et construction de nouvelles usines à Dunkerque et Fos-sur-mer), la sidérurgie apparaît comme l'un des secteurs industriels les plus frappés par la crise des années soixante-dix.

Les difficultés de la sidérurgie résultent de différentes causes : la demande fléchit (ralentissement des entreprises utilisatrices comme l'automobile ou le bâtiment) alors même que les capacités de production augmentent ; la concurrence étrangère progresse (Asie, Amérique latine) et les entreprises françaises, souvent moins compétitives que leurs concurrentes étrangères, perdent des parts de marché, doivent réduire leurs capacités et le nombre de leurs emplois. Alors que la production d'acier était encore de 27 millions de tonnes en 1974, elle n'est plus que de 17,7 millions de tonnes au milieu des années 1980. Entre ces deux dates, les effectifs employés passent de 158 000 à 58 000 personnes. Ce déclin de la sidérurgie provoque une désindustrialisation importante de la Lorraine, bastion industriel spécialisé dans ce secteur depuis la fin du XIXe siècle. Les installations de Longwy, Joeuf, Pompey sont démontées et la construction du laminoir de Gondrange est arrêté.

Cette crise de la Lorraine marque la fin de la civilisation des "hommes du fer". L'industrie sidérurgique française se restructure entièrement autour de quelques zones industrialo-portuaires (Dunkerque, Fos-sur-mer, le Havre) qui continuent de se développer au cours des années 1970 mais connaîtront à leur tour d'importantes difficultés à partir des années 1980.

Éclairage média

Par Fabrice Grenard

Plusieurs plans montrent un contraste important entre des entreprises sidérurgiques modernes, en pleine activité (sans doute Usinor à Dunkerque), et les industries lorraines, vétustes, noircies, symbole d'une ère industrielle révolue. Le reportage insiste sur les conséquences avales de la crise de la sidérurgie pour les petites villes de Lorraine et leurs répercussions sur la vie quotidienne (départ de la population, développement du chômage qui entraîne une baisse de la demande et provoque d'importantes difficultés pour le commerce, déclin des activités artisanales de sous-traitance...).

A plusieurs reprises, la cause essentielle avancée pour expliquer la crise de la sidérurgie lorraine est la vétusté des entreprises sidérurgiques de la région. Si les entreprises plus modernes de Dunkerque ou de Fos-sur-mer survivront quelques années encore, leur déclin à partir des années 1980 montrera pourtant que la crise de la sidérurgie découle de facteurs plus généraux.

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