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La France et la houille bleue : la centrale marémotrice de la Rance

Date de diffusion : 18 mars 1966

L'estuaire de la Rance est en train d'être profondément aménagé en vue de la construction de la centrale marémotrice de la Rance. Le documentaire s'attache à en expliquer les modalités de fonctionnement.

Niveaux et disciplines

Informations et crédits

Type de ressource :
Forme :
Collection :
Production :
INA
Page publiée le :
2006
Modifiée le :
19 sept. 2022
Référence :
00000000633

Contexte historique

Par Raphael Morera

La France des Trente Glorieuses a un appétit insatiable d'énergie. Rien ne doit en effet freiner la croissance économique garante du plein emploi. De manière continue depuis la Libération, les gouvernements successifs ont tout fait pour diversifier les sources d'approvisionnement énergétique. Aux côtés du pétrole, une place particulière doit être faite à l'hydroélectricité et au nucléaire dans la mesure où ils participent tous deux de la construction d'une relative indépendance énergétique. La construction de la centrale marémotrice de la Rance s'inscrit dans ce projet tout en faisant partie du développement de la Bretagne.

D'un point de vue technique, la centrale marémotrice prend place dans le cadre général de l'hydroélectricité, connu par exemple pour les centrales au fil de l'eau (qui barrent un cours d'eau et obtiennent l'énergie de son courant) ou à conduite forcée (qui nécessitent la construction de barrages en montagne). Une centrale marémotrice tire quant à elle parti de la différence de niveau entre les deux marées. On construit donc un barrage qui retient les eaux à marée haute. Lorsque les eaux de la mer sont suffisamment redescendues on lâche les eaux retenues en direction des turbines qui, par leurs rotations, produisent l'électricité.

L'originalité de l'usine de la Rance est de fonctionner également à marée montante, ce qui accroît considérablement son rendement. La centrale de la Rance a été la première centrale marémotrice dans le monde. Elle dispose d'une puissance installée de 240 MW et produit en moyenne 0,5 TWh par an.

Éclairage média

Par Raphael Morera

Le reportage débute par une présentation du site de l'estuaire de la Rance. Le survol de l'espace concerné par les travaux donne une vision du site en plongée, ce qui produit une sensation de contrôle et de domination de l'espace. La surimpression de la carte renforce cette impression. Les plans suivants, alliés à la citation de Chateaubriand, doivent faire ressortir le contraste entre la Bretagne traditionnelle, sauvage, et la Bretagne moderne, dynamique, symbolisée par l'usine de la Rance. Des entretiens avec un marin et un ingénieur permettent d'ancrer le projet dans les traditions bretonnes : les fortes marées et les moulins à marées. Tradition et modernité sont donc indissolublement liées. La dernière séquence du reportage détaille toutes les composantes de l'usine. L'intention est bien ici de faire apparaître la valeur des ingénieurs français.

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