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Strasbourg, capitale européenne

Date de diffusion : 17 juin 1997

Symbole de la paix et de la réconciliation franco-allemande, Strasbourg est depuis le lendemain de la Seconde Guerre mondiale une des capitales européennes. Elle accueille le Conseil de l’Europe, et surtout le Parlement européen.

Niveaux et disciplines

Informations et crédits

Type de ressource :
Forme :
Collection :
Production :
INA
Page publiée le :
2007
Modifiée le :
19 sept. 2022
Référence :
00000001006

Contexte historique

Par Julie Le Gac

Symbole de la paix, et de la réconciliation franco-allemande, Strasbourg est choisie en 1949, sur une proposition d’Ernest Bévin, comme siège du Conseil de l’Europe. Par la suite, s’y établissent la Commission et la Cour européenne des droits de l’homme. La présence du Conseil de l’Europe favorise le choix de Strasbourg comme siège de certaines organisations non gouvernementales, comme Amnesty International ou le Bureau Européen de l’Environnement.

Le traité de Rome prévoit l’installation de l’Assemblée parlementaire de la Commission Economique Européenne à Strasbourg. Cet éclatement des lieux de travail est confirmé même après l’élection au suffrage universel du Parlement, en 1979. En effet, le siège officiel où doivent se tenir 12 sessions plénières par an, est Strasbourg, tandis que les sessions additionnelles et les réunions des commissions destinées à préparer l’essentiel du travail législatif se déroulent à Bruxelles. Le Luxembourg accueille quant à lui le secrétariat général du Parlement européen et ses services, ainsi que le Conseil des ministres de l’Union européenne trois mois par an (avril, juin et octobre). Cette dispersion des activités européennes entre les trois pays, aux conséquences temporelles et financières, est vivement critiquée. Toutefois, en 1992, grâce à la détermination de François Mitterrand, soutenu en ce sens par Helmut Kohl, le conseil européen d’Edimbourg maintient Strasbourg comme siège du Parlement européen. La réaffirmation de cette décision ne décourage pas les critiques des députés européens qui se plaignent en particulier de la mauvaise desserte de Strasbourg : l’aéroport est celui d’une ville de province et le TGV ne reliera la capitale alsacienne à Paris qu’à partir de 2007. Néanmoins, les efforts de l’Etat français et des édiles locaux pour valoriser la cité strasbourgeoise sont indéniables. En 1999, est inauguré au bord de l’Ill un nouvel hémicycle de 750 places et 185 000 m2 de bureaux, pour améliorer les conditions de travail des parlementaires. Parallèlement, la délocalisation de l’Ecole Nationale d’Administration à Strasbourg, à partir de 1993, renforce la vocation de capitale administrative de la cité alsacienne.

Par ailleurs, le sentiment européen des Alsaciens s’exprime lors des élections européennes et des référendums. Ainsi, 72% des Alsaciens se prononcent pour la ratification du traité de Maastricht en 1992, et plus de 53% d’entre eux se déclarent favorables à la constitution européenne, lors du référendum du 29 mai 2005.

L’enjeu économique du maintien du Parlement à Strasbourg, est certes capital, mais le symbole de réconciliation européenne, et l’attachement des Strasbourgeois au rôle de capitale européenne de leur cité, ne doivent pas être négligés.

Éclairage média

Par Julie Le Gac

Ce reportage, diffusé alors que la polémique sur le maintien du parlement européen à Strasbourg apparaît sans fin, s’attache à souligner l’importance des institutions européennes pour le développement économique de la capitale alsacienne. Il rappelle avec justesse, que l’afflux de fonctionnaires européens à Strasbourg insuffle une vitalité certaine aux secteurs du bâtiment, de la restauration et de l’hôtellerie alsaciennes.

En se limitant volontairement à cette vision économique réaliste, ce reportage s’insère dans une perspective strictement française. A l’inverse, il écarte les arguments d’ordre symbolique plaidant en la faveur du rôle de capitale européenne de Strasbourg. De même, il occulte les réflexions sur le fonctionnement des institutions européennes et leur éclatement, une démarche qui, au contraire, aurait privilégié une approche européenne de la question.

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