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La libération de la journaliste Florence Aubenas, otage en Irak

Proposé par Institut national de l’audiovisuel

Date de diffusion : 12 juin 2005 | Date d'évènement : 11 juin 2005

La journaliste Florence Aubenas et son guide irakien Hussein Hanoun sont libérés le 11 juin 2005 après avoir été retenus pendant 5 mois comme otages en Irak. Cet événement illustre la difficile protection de la liberté de la presse en cas de guerre.

Niveaux et disciplines

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Informations et crédits

Type de ressource :
Forme :
Collection :
Date de l'évènement :
11 juin 2005
Production :
INA
Page publiée le :
2007
Modifiée le :
19 sept. 2022
Référence :
00000001084

Contexte historique

Par Julie Le Gac

Le 11 juin 2005, Florence Aubenas et son guide Hussein Hanoun sont libérés par les ravisseurs qui les retenaient en captivité depuis le 5 janvier.

La prise en otage de la journaliste de Libération succède à l'enlèvement de Christian Chesnot et Georges Malbrunot, journalistes de Radio France et du Figaro, pendant 4 mois à la fin de l'année 2004.

Cette événement illustre la difficulté pour les journalistes d'exercer leur métier en période de conflit armé. En particulier, la guerre en Irak constitue le conflit le plus meurtrier pour les journalistes depuis la Seconde Guerre mondiale. Selon l'organisation Reporters Sans Frontières, entre le début de la guerre, le 20 mars 2003 et la fin de l'année 2007, 207 journalistes et collaborateurs des médias ont été tués, et 2 sont toujours portés disparus. Ce bilan est près de trois fois plus important que le nombre de journalistes tués pendant les vingt années de guerre du Vietnam (63 tués entre 1955 et 1975). Il dépasse également le lourd tribut payé par les journalistes lors de la guerre civile en Algérie entre 1993 et 1996, au cours de laquelle 77 journalistes et collaborateurs des médias avaient été tués. En outre ce chiffre ne tend pas à diminuer puisque 64 journalistes sont morts pour la seule année 2006. Dans 90% des cas, les victimes sont des journalistes irakiens. Les enquêtes sont rarissimes et le plus souvent n'aboutissent pas.

L'Irak constitue également le plus grand marché aux otages du monde. Pendant les trois premières années du conflit, 38 journalistes ont été enlevés, et trois d'entre eux exécutés. Ces prises en otages de journalistes majoritairement occidentaux sont souvent motivées par la perspective d'obtenir une rançon.

L'enlèvement de Florence Aubenas, visant une femme, sensibilise d'autant plus la population française à la question des modalités d'exercice de la liberté de la presse par les journalistes dans des circonstances de conflit armé.

Éclairage média

Par Julie Le Gac

Le soir du retour en France de la journaliste Florence Aubenas, retenue en otage pendant plus de 5 mois en Irak, l'essentiel du journal télévisé de 20 heures de France 2, est consacré à l'événement. De fait, alors que lors de sa capture, quelques semaines seulement après la libération des journalistes Christian Chesnot et Georges Malbrunot, certains avaient critiqué une prise de risques inconsidérée de la part de la grand reporter, la communauté des journalistes est parvenue à mobiliser l'opinion sur le rôle fondamental joué par les médias dans la couverture des conflits armés.

Ce long document propose tout d'abord un récit circonstancié du voyage de retour de Florence Aubenas et de son accueil par le président de la République Jacques Chirac et sa famille sur le tarmac de l'aéroport militaire de Vélizy-Villacoublay. A l'inverse, il évacue la question des tractations politiques avec les terroristes ayant permis sa libération.

En effet, ce reportage concentre avec émotion son attention sur la joie et le soulagement suscités par le retour de la journaliste. Il témoigne également d'une certaine admiration pour la joie de vivre et l'humour dont fait preuve Florence Aubenas lors de la première interview adressée aux journalistes.

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