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Les différentes missions Apollo

Date de diffusion : 20 juil. 2009

Pour l'anniversaire des 40 ans du premier pas de l'Homme sur la Lune, ce reportage propose une rétrospective des missions lunaires Apollo 11 à 17. Il présente de belles images d'archives commentées par Jean-François Clervoy, astronaute de l'Agence Spatiale Européenne.

Niveaux et disciplines

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Informations et crédits

Type de ressource :
Forme :
Collection :
Production :
INA
Page publiée le :
01 oct. 2014
Modifiée le :
19 sept. 2022
Référence :
00000001642

Contexte historique

Par Fatima RahmounProfesseure de physique-chimie de l'académie de Paris ) et

Par Sophie EdouardProfesseure de physique-chimie de l'académie de Paris )

La conquête spatiale a pris son essor à la fin de la Seconde Guerre mondiale grâce aux avancées techniques de l'équipe de Von Braun sur la conception et la fabrication des missiles V2 allemands.

En pleine guerre froide, les Etats-Unis et l'URSS s'affrontent également sur « le terrain des étoiles ». L'URSS est en avance sur les Etats-Unis dans la première phase de cette compétition en mettant en orbite le premier satellite terrien Spoutnik le 4 octobre 1957, le première être vivant terrien, la chienne Laïka, le 3 novembre 1957 et le premier être humain,Youri Gagarine, le 12 avril 1961 depuis le site de Baïkonour.

En 1961, le gouvernement de John Fitzgerald Kennedy décide de tout miser sur la course à la Lune. L'objectif est de rattraper le retard des USA sur l'URSS. Pour préparer la conquête de la Lune plusieurs programmes sont lancés : le programme Ranger de 1961 à 1965 dont les sondes devaient s'écraser sur la Lune, le programme Gemini dont l'objectif était de maîtriser des techniques de vol spatial que la capsule Mercury (premier programme spatial américain) ne permettait pas de tester, notamment les sorties extravéhiculaires, le programme Surveyor de 1966 à 1968 dont les sondes devaient se poser sur la surface du satellite et le programme Lunar Orbiter de 1966 à 1967 dont les sondes devaient cartographier la Lune afin de trouver une zone d'atterrissage pour les missions Apollo.

Pendant ce temps, l'URSS se lance également à la conquête de la Lune mais il ne s'agit pas d'une priorité. L'URSS sous-estime la tâche à accomplir et l'enjeu que représente la Lune pour les USA. Le 18 mars 1965, l'URSS réussit encore à devancer les USA, Alekseï Leonov est le premier être humain à effectuer une sortie extravéhiculaire.

Le 27 janvier 1967, un incendie se déclare lors de tests dans le module de commande du vaisseau Apollo. Les trois astronautes de la mission Virgil Grissom, Edward White et Roger Chaffee décèdent asphyxiés. De nombreuses modifications techniques seront apportées et de plus grandes exigences au niveau de la sécurité et de la qualité deviendront la norme suite à cet accident. Il n'y a pas eu à priori de missions Apollo 2 et 3. Apollo 4, 5 et 6 sont des missions non habitées pour tester la fusée Saturn V. A partir d'Apollo 7, il s'agit de missions habitées dont l'objectif est de préparer Apollo 11.

Après les deux premières missions « techniques » Apollo 11 et 12 ayant pour objectif principal de démontrer la capacité de se poser sur la Lune et de laver l'honneur des Etats-Unis, Apollo 13 est interrompue, le réservoir de dioxygène ayant explosé.

Apollo 14 reprend l'objectif principal de la mission Apollo 13 : l'exploration de la formation géologique située à l'ouest du grand cratère Fra Mauro. Il est également prévu de déposer un ensemble d'instruments scientifiques comme pour toutes les missions Apollo. En vol, des expériences en impesanteur sont mises en œuvre.

Apollo 15 utilise pour la première fois la jeep lunaire qui a parcouru 27,9 km lors de cette mission. Elle permet de faciliter l'exploration et le transport des échantillons de roches lunaires et a été abandonnée sur la Lune. Pour Apollo 16 et Apollo 17, les objectifs sont purement scientifiques et ces missions sont de beaux succès. On inclut un géologue dans l'équipage d'Apollo 17 : il s'agit maintenant véritablement de science et un peu moins de politique et de communication.

Le programme Apollo est un succès pour les USA : ils ont réussi à tenir en haleine et captiver le monde entier pendant ces 3 années. Les missions Apollo 18, 19 et 20 (non mentionnées dans le reportage) seront tout de même annulées.

Après l'aventure lunaire, la rivalité entre les USA et l'URSS s'apaise dans le domaine de l'espace, les budgets consacrés à la course à la Lune ne pouvant plus être mobilisés. Il s'agit alors de développer des navettes spatiales et des stations spatiales orbitales pour avoir une présence continue dans l'espace, diminuer les coûts des missions et mieux comprendre les conséquences de la vie dans l'espace sur les êtres vivants (voir le document Claudie Haigneré se prépare à son second voyage spatial).

Éclairage média

Par Fatima RahmounProfesseure de physique-chimie de l'académie de Paris ) et

Par Sophie EdouardProfesseure de physique-chimie de l'académie de Paris )

Après le lancement plateau, le reportage démarre sur des images d'archives de la mission Apollo 11 commentées par une voix off. L'objectif de cette mission est de se poser et de marcher sur la Lune. Apparaît à l'écran, en surimpression, l'astronaute Jean-François Clervoy, qui commente l'exploit en rappelant l'émotion ressentie par le public quand les astronautes décrivent la poussière recouvrant le sol lunaire et la différence de gravité par rapport à la Terre. Cette mise en scène nous donne l'impression que M. Clervoy participe à l'aventure lunaire.

Ce reportage est un véritable hymne aux Etats-Unis. Même si on n'a pas vécu en direct tous ces exploits, on ne peut que partager l'émotion de Jean-François Clervoy. Ce reportage est un cadeau d'anniversaire pour tous les amoureux de la conquête spatiale. Conquérir la Lune était une question d'honneur pour les Etats-Unis, à la traîne derrière l'URSS pendant si longtemps. Ce reportage nous présente les héros de la nation.

L'émotion est intense quand nous apprenons que Neil Armstrong a failli ne pas participer à la mission Apollo 11 à cause d'un accident lors d'un test sur le LEM (Lunar Excursion Module) ou module lunaire. Et on se répète en boucle : « That's one small step for man, one giant leap for mankind. »

Le commentaire des images du défilé lors du retour de la mission Apollo 11 nous rappelle qu'il y a eu plus de deux héros dans cette aventure lunaire. Armstrong et Aldrin n'ont été que les premiers.

Le reportage dramatise la présentation de la mission Apollo 13. L'objectif scientifique de la mission a fait place à un autre : ramener les astronautes sains et saufs sur Terre. Hollywood a fait d'ailleurs un film de cette mission (Apollo 13, sorti en 1995). Apollo 13 est encore vue aujourd'hui par la NASA comme une réussite et quoi de mieux qu'un beau film américain pour retranscrire ce drôle d'exploit. Il s'agit toujours de montrer la supériorité des USA et on y arrive même avec un échec ! Il est tout de même important de noter que les astronautes ont survécu à cette mission, ce qui n'a pas toujours été le cas dans les programmes spatiaux (notamment pour la mission Apollo 1).

On frémit encore à l'idée que les astronautes des missions Apollo 15, 16 et 17 ont pu, grâce à la jeep lunaire, s'éloigner du LEM au point de ne plus être en mesure de le voir. La musique devient un peu angoissante à ce moment-là. On s'imagine alors tout seul sur la surface lunaire et on ressent le courage des héros de la nation prêts à braver tous les dangers pour nous apporter un maximum d'éléments scientifiques sur notre satellite naturel.

Le reportage se termine sur la possibilité de retourner sur la Lune d'ici 2020, soit une cinquantaine d'années après l'exploit américain. Il se pourrait cependant que le prochain être humain a marcher sur la Lune ne soit pas américain mais chinois (voir le document Premier vol spatial habité pour la Chine)...

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