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La lutte contre les déserts médicaux : les hélicoptères du SAMU

Date de diffusion : 10 févr. 2014

Des hélicoptères du SAMU sont utilisés pour lutter contre les déserts médicaux. Celui basé à Dreux (Eure-et-Loir) intervient auprès d’un homme atteint d’un infarctus à Châteaudun. Il le transporte à l’hôpital de Chartres.

Niveaux et disciplines

Ressources pédagogiques utilisant ce média

  • Niveaux: Cycle 3 - Lycée général et technologique

    L’application de l’égalité en France

Informations et crédits

Type de ressource :
Forme :
Collection :
Production :
INA
Page publiée le :
29 août 2016
Modifiée le :
19 sept. 2022
Référence :
00000001746

Contexte historique

Par Christophe Gracieux

Les « déserts médicaux » désignent les zones dans lesquelles l’accès aux médecins est très difficile. Dans ces territoires, la densité médicale pour 100 000 habitants est inférieure de 60 % à la moyenne nationale. Les déserts médicaux sont de plus en plus étendus en France. Il y a 2,5 millions de Français qui vivent en 2015 dans 192 déserts médicaux selon le Conseil national de l’Ordre des médecins. Dans une étude publiée en 2016, l’UFC-Que Choisir estime même que 3,2 millions de personnes, soit 5 % de la population française, vivent dans un désert médical. La situation tend à se dégrader : d’après l’association de consommateurs, l’accès géographique ou financier à un médecin généraliste, un pédiatre, un ophtalmologiste ou un gynécologue en 2016 s’est nettement détérioré depuis 2012.

C’est la région Centre, avec 43 déserts médicaux sur les 192 identifiés en 2015 par le Conseil national de l’Ordre des médecins, qui apparaît la plus défavorisée pour l’accès aux soins médicaux. Les régions Poitou-Charentes et Haute-Normandie en comptent quant à elles respectivement 22 et 18. Les déserts médicaux ne se situent pas uniquement en territoire rural. Les zones urbaines et périurbaines sont en effet de plus en plus affectées elles aussi.

Cette augmentation continue des déserts médicaux en France s’explique d’abord par les nombreux départs à la retraite de médecins. Or, ceux-ci éprouvent souvent les plus grandes difficultés à trouver un successeur. D’autre part, les jeunes médecins sont fréquemment réticents à s’établir loin d’un centre urbain et sont attachés à la préservation d’une certaine qualité de vie, peu compatible avec l’ancien modèle du médecin de famille.

L’État et les collectivités territoriales cherchent à lutter contre cette désertification médicale. L’installation de jeunes médecins dans les zones rurales est ainsi encouragée. Certaines municipalités leur offrent par exemple des conditions attractives, telles que des primes d’installation ou des locaux neufs. En outre, l’Assurance maladie propose de verser 50 000 euros aux médecins qui s’installent dans les zones sous-dotées médicalement. Le gouvernement de Manuel Valls a également doublé le nombre de contrats d’engagement de service public, contrats permettant au jeune étudiant ou interne en médecine de recevoir une bourse en échange d’un engagement d’installation dans un désert médical. Par ailleurs, les maisons médicales pluridisciplinaires sont conçues comme une autre solution. Ces structures, qui permettent à des médecins d’exercer aux côtés d’autres praticiens, ne cessent de se développer dans les territoires ruraux : il y a en 2015 plus de 800 maisons médicales pluridisciplinaires contre 174 en 2012 et il devrait y en avoir plus de 1 000 en 2017. Certaines municipalités recourent également à des médecins étrangers pour combler le déficit de médecins français. Enfin, différentes mesures spécifiques sont aussi adoptées pour lutter contre les déserts médicaux. Certains centres hospitaliers ont ainsi été dotés d’hélicoptères du SAMU permettant une prise en charge plus rapide des patients.

Éclairage média

Par Christophe Gracieux

Le journal télévisé de 20 heures de France 2 le 10 février 2014 s’intéresse dans sa dernière partie aux déserts médicaux. Le même jour la ministre des Affaires sociales et de la Santé Marisol Touraine a en effet présenté à Chalon-sur-Saône un premier bilan du « pacte territoire santé » destiné à lutter contre la désertification médicale, un an après son lancement. Le journal télévisé de France 2 du 10 février 2014 comporte ainsi une brève composée d’images factuelles consacrée au déplacement de Marisol Touraine. On y voit ainsi la ministre inaugurer l’hélicoptère du Service Mobile d’Urgence et de Réanimation (SMUR) sur l’hélistation du Centre Hospitalier de Chalon-sur-Saône. Le recours aux hélicoptères du SAMU est en effet conçu comme l’un des moyens de combattre : ces appareils sont un des moyens de « garantir un accès aux soins urgents en moins de trente minutes d’ici à 2015 » (engagement n° 9 du Pacte territoire santé).

La rédaction de France 2 a choisi de s’intéresser à ce moyen de lutte contre les déserts médicaux. Elle propose un exemple concret dans un département touché par la pénurie de médecins, l’Eure-et-Loir. Un bref reportage donne à voir la prise en charge par un hélicoptère du SAMU d’Eure-et-Loir d’un homme âgé de 73 ans victime d’un problème cardiaque. Toutes les étapes de cette intervention sont montrées à l’écran en alternant commentaires sur images factuelles et interviews. On suit ainsi l’hélicoptère depuis son décollage sur l’hélistation du Centre Hospitalier de Dreux jusqu’à son atterrissage à celui de Chartres en passant par la prise en charge du patient à Châteaudun et son examen par le médecin du SAMU. Outre ces images factuelles, deux interviews rendent l’intervention de l’hélicoptère encore plus concrète : celle du médecin du SAMU d’Eure-et-Loir, interviewée dans l’appareil, et celle du patient lui-même brièvement interrogé à son arrivée à l’hôpital de Chartres. Toutes deux constituent un plaidoyer pour le recours aux hélicoptères afin de permettre une prise en charge plus rapide des patients. Il est à noter que le coût d’un tel dispositif n’est jamais mentionné dan le reportage.

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