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La nomination du premier gouvernement d’Édouard Philippe

Proposé par Institut national de l’audiovisuel

Date de diffusion : 17 mai 2017

La composition du premier gouvernement du quinquennat d’Emmanuel Macron est annoncée le 17 mai 2017 par Alexis Kohler, secrétaire général de l’Élysée. Dirigé par Édouard Philippe, ce gouvernement comprend des ministres issus des Républicains, du Parti socialiste, de l’ancien gouvernement de François Hollande, de l’équipe de campagne d’Emmanuel Macron et de la société civile.

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Informations et crédits

Type de ressource :
Forme :
Collection :
Production :
INA
Page publiée le :
29 août 2019
Modifiée le :
19 sept. 2022
Référence :
00000001917

Contexte historique

Par Christophe Gracieux

Après son élection à la présidence de la République le 7 mai 2017 (voir La célébration de la victoire d’Emmanuel Macron à l’élection présidentielle en 2017) et son investiture le 14 mai suivant (voir Passation de pouvoir et cérémonie d’investiture d’Emmanuel Macron en 2017), Emmanuel Macron nomme Édouard Philippe Premier ministre le 15 mai 2017. Ancien élève de l’École Nationale d’Administration, Édouard Philippe est un membre des Républicains. Proche d’Alain Juppé, il est maire du Havre depuis 2010 et député de la Seine-Maritime depuis 2012. Emmanuel Macron a choisi un homme de droite afin de bousculer le monde politique. C’est du reste la première fois sous la Ve République, hors période de cohabitation, qu’un chef du gouvernement est nommé par un Président qu’il n’a pas soutenu pendant la campagne présidentielle.

Le premier gouvernement dirigé par Édouard Philippe est formé le 17 mai 2017. Il comprend vingt-deux membres : dix-huit ministres et quatre secrétaires d’État. La composition de ce gouvernement traduit bien le souhait d’Emmanuel Macron d’une vaste recomposition politique visant à dépasser le traditionnel clivage droite-gauche. Ce gouvernement comprend en effet à la fois des personnalités de gauche, de droite et du centre. Quatre socialistes en font partie : Gérard Collomb au ministère de l’Intérieur, Jean-Yves Le Drian à celui des Affaires étrangères, après avoir détenu le ministère de la Défense sous la présidence de François Hollande, Richard Ferrand à celui de la Cohésion des territoires et Christophe Castaner au secrétariat d’État aux Relations avec le Parlement et au porte-parolat du gouvernement. Deux radicaux de gauche sont également membres du gouvernement Philippe, Jacques Mézard (Agriculture) et Annick Girardin (Outre-mer). De son côté, le MoDem est récompensé de son soutien à Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle par trois ministères : François Bayrou, le président de ce parti centriste, devient ministre de la Justice et garde des Sceaux, Sylvie Goulard ministre des Armées et Marielle de Sarnez ministre chargée des Affaires européennes.

Surtout, Emmanuel Macron fait trois prises de guerre d’envergure à droite, chez Les Républicains. Outre le juppéiste Édouard Philippe qui est nommé à Matignon, Bruno Le Maire, perdant de la primaire de la droite, hérite du ministère de l’Économie et Gérard Darmanin, maire sarkozyste de Tourcoing, du ministère de l’Action et des Comptes publics. La droite obtient ainsi les ministères économiques.

Enfin, le gouvernement d’Édouard Philippe comprend également onze figures de la société civile, choisies pour leurs compétences. L’ancien recteur Jean-Michel Blanquer devient ministre de l’Éducation nationale, la présidente de la maison d’édition Actes Sud Françoise Nyssen se voit confier la Culture, la médecin Agnès Buzyn obtient la Santé et l’ancienne directrice des ressources humaines du groupe Danone Muriel Pénicaud reçoit la responsabilité du Travail.

Parmi les personnalités de la société civile nommées dans le gouvernement Philippe, la plus emblématique est Nicolas Hulot. Après avoir refusé les responsabilités ministérielles que lui avaient successivement proposé Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande, cette figure de l’écologie et l’une des personnalités préférées des Français accepte la proposition d’Emmanuel Macron : il devient ministre de la Transition écologique et solidaire.

S’il respecte la parité hommes-femmes, le gouvernement Philippe attribue à des hommes tous les postes clés sauf celui des Armées confié à Sylvie Goulard. Il ne comprend par ailleurs que quatre membres ayant déjà exercé des fonctions ministérielles.

Après le second tour des élections législatives organisé le 18 juin 2017, il subit un premier remaniement. Quatre ministres cités dans différentes enquêtes judiciaires quittent le gouvernement : Richard Ferrand, Sylvie Goulard, François Bayrou et Murielle de Sarnez.

Éclairage média

Par Christophe Gracieux

Diffusé en ouverture du journal télévisé de France 3, le 19.20, le 17 mai 2017, ce sujet rend compte de la composition du gouvernement dirigé Édouard Philippe, rendue publique quelques heures auparavant.

De facture très classique, il passe brièvement en revue l’ensemble des nouveaux titulaires des portefeuilles ministériels, les présentant les uns après les autres. Pour ce faire, il propose un commentaire sur des images factuelles, des images d’illustration, des infographies et des images d’archives. Ces différentes images alternent avec des extraits de l’annonce du gouvernement faite par Alexis Kohler, secrétaire général de l’Élysée. Sous la Ve République, il revient en effet traditionnellement au secrétaire général de l’Élysée d’annoncer la liste des membres d’un nouveau gouvernement, nommés selon l’article 8 de la Constitution par le président de la République sur proposition du Premier ministre. Ainsi, Alexis Kohler égrène-t-il seul, depuis le perron de l’Élysée, la liste des membres du gouvernement d’Édouard Philippe.

Le sujet de France 3 propose une typologie des nouveaux ministres. Elle présente d’abord les politiques, classés par famille d’origine, témoignant de l’ampleur bouleversement des clivages politiques traditionnels tenté par Emmanuel Macron : d’abord la famille des Républicains (Bruno Le Maire et Gérard Darmanin), puis celle des anciens ministres socialistes de François Hollande (Jean-Yves Le Drian Annick Girardin) et la « galaxie Macron » (Richard Ferrand, Christophe Castaner, François Bayrou, Murielle de Sarnez, Sylvie Goulard, Mounir Mahjoubi). La présence de trois membres du MoDem (François Bayrou, Murielle de Sarnez, Sylvie Goulard) dans la « galaxie Macron » apparaît toutefois quelque peu discutable : le parti centriste n’a en effet apporté son soutien à Emmanuel Macron, en lui proposant une alliance que le 22 février 2017, tandis que Richard Ferrand, Christophe Castaner et Mounir Mahjoubi sont des soutiens de plus longue date.

Enfin, le sujet de France 3 présente un par un les ministres issus de « la société civile », précisant pour chacun leurs expériences passées qui justifient leurs nominations : Muriel Pénicaud, Jean-Michel Blanquer, Frédérique Vidal, Agnès Buzyn, Laura Flessel, Françoise Nyssen, Elisabeth Borne, Marlène Schiappa et Sophie Cluzel. La présence de Jacques Mézard dans le groupe de « la société civile » paraît surprenante : radical de gauche, il est sénateur du Cantal depuis 2011.

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