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13 novembre 2015 : hommage national aux victimes

Date de diffusion : 27 nov. 2015 | Date d'évènement : 27 nov. 2015

Le président François Hollande a rendu un hommage national aux 130 victimes des attentats de Paris dans la cour des Invalides en présence des familles des victimes, des blessés et d'une grande partie de la classe politique.

Niveaux et disciplines

Ressources pédagogiques utilisant ce média

  • Niveaux: Lycée général et technologique - Lycée professionnel

    Les attentats du 13 novembre 2015

Informations et crédits

Type de ressource :
Forme :
Collection :
Date de l'évènement :
27 nov. 2015
Production :
France 2
Page publiée le :
12 août 2021
Modifiée le :
19 sept. 2022
Référence :
00000004352

Contexte historique

Par Christophe GracieuxProfesseur agrégé en classes préparatoires littéraires au lycée Watteau (Valenciennes) )

Les attentats terroristes commis le 13 novembre 2015 par des djihadistes aux abords du Stade de France, sur des terrasses parisiennes et dans la salle de concerts du Bataclan ont été les plus meurtriers jamais commis en France. 130 personnes ont été tuées : une près du Stade de France, 39 sur des terrasses et 90 au Bataclan. Plus de 400 personnes ont également été blessées.

Dès le lendemain de ces attaques meurtrières, le président de la République François Hollande a décrété un deuil national de trois jours les 15, 16 et 17 novembre 2015. Une minute de silence en mémoire des morts des attentats a été observée le 16 novembre 2015 à midi partout en France.

Puis le 27 novembre 2015, deux semaines après les attaques, une cérémonie d’hommage national aux victimes a été organisée dans la cour d’honneur de l’Hôtel des Invalides, soit le plus haut niveau protocolaire d’hommage. Le président de la République François Hollande avait préalablement invité les Français à « pavoiser » leurs domiciles et bureaux.

Cette cérémonie d’hommage aux morts des attentats du 13 novembre, présidée par François Hollande, a réuni quelque 2 000 personnes : les familles et proches des victimes, certains blessés eux-mêmes ainsi que des secouristes et policiers intervenus durant les attaques. De nombreuses personnalités politiques, dont les membres du gouvernement de Manuel Valls et l’ancien président de la République Nicolas Sarkozy, étaient également présents.

La cérémonie a débuté par une Marseillaise jouée par l’orchestre de la Garde républicaine. Quand on n’a que l’amour de Jacques Brel, chanté par Camélia Jordana, Yael Naim et Nolwenn Leroy, et Permlimpin de Barbara, interprété par Nathalie Dessay, ont ensuite résonné dans la cour des Invalides tandis que les photographies des victimes défilaient sur un écran géant. Ensuite les prénoms, noms et âges des 130 victimes un par un ont été égrenés. 

Puis François Hollande a prononcé un discours d’hommage aux victimes, assassinés par une horde d’assassins : 130 noms, 130 vies arrachées, 130 destins fauchés, 130 rires que l’on entendra plus, 130 voix qui à jamais se sont tues. Pour le président de la République, ces femmes et ces hommes qui incarnaient le bonheur de vivre ont été tués parce qu’ils étaient la vie, parce qu’ils étaient la France, et parce qu’ils étaient la liberté. À ses yeux, ces femmes, ces hommes, étaient la jeunesse de France, la jeunesse d’un peuple libre, qui chérit la culture.

Le président de la République a par ailleurs promis que la France mettrait tout en œuvre pour détruite l’armée des fanatiques qui ont commis ces crimes odieux, tout en s’engageant à ce qu’elle reste elle-même, telle que les disparus l’avaient aimée et telle qu’ils auraient voulu qu’elle demeure.

Il a conclu son discours par un appel à la jeunesse française : L’attaque du 13 novembre restera dans la mémoire de la jeunesse d’aujourd’hui comme une initiation terrible à la dureté du monde, mais aussi comme une invitation à l’affronter en inventant un nouvel engagement. Et de saluer cette génération nouvelle, dont le chef de l’État se dit sûr qu’elle aura le courage de prendre en main l’avenir de la nation française. Malgré les larmes, cette génération est aujourd’hui devenue le visage de la France, a affirmé François Hollande, sur un ton grave.

La cérémonie s’est achevée sur une autre version de La Marseillaise, celle arrangée par Hector Berlioz, chantée par le chœur de l’Armée française et des chanteurs de l’académie de l’Opéra de Paris et jouée par l’orchestre de la Garde républicaine, tandis que les photographies des victimes défilaient de nouveau.

Éclairage média

Par Christophe GracieuxProfesseur agrégé en classes préparatoires littéraires au lycée Watteau (Valenciennes) )

Diffusé en ouverture du journal télévisé de vingt heures de France 2 du 27 novembre 2015, ce reportage est consacré à la cérémonie d’hommage national aux victimes des attentats du 13 novembre à Saint-Denis et Paris. Cette cérémonie d’une heure avait été retransmise en direct le matin même par France 2 comme par les principales autres chaînes françaises. Elle s’était déroulée dans la cour d’honneur de l’Hôtel des Invalides selon la volonté expresse du président de la République François Hollande, alors que seuls de très rares civils y avaient jusque-là reçu les honneurs. En choisissant ce cadre associé à la mémoire militaire mais également à la mémoire nationale, il s’agissait pour le chef de l’État de rendre hommage le plus solennel possible aux victimes des attentats du 13 novembre 2015.

Composé d’un commentaire sur des images factuelles, alternant avec un extrait du discours de François Hollande, le sujet offre un résumé des principaux temps forts d’une cérémonie qualifiée d’impressionnante par le journaliste de France 2 Jeff Wittenberg. L’émotion affleure en effet dès le lancement plateau : on entend les prénoms et noms de quelques victimes assassinées le 13 novembre 2015, simplement suivies de leur âge. Comme l’explique le présentateur du journal télévisé Laurent Delahousse, durant 11 minutes, les 130 noms des 130 vies qui ont été fauchées ont été égrenées dans un silence glacial. En fait, seuls 129 noms ont été cités, les proches de l’une des victimes s’y étant opposés. Par ailleurs, si les photographies des victimes ont été projetées sur un écran et leurs portraits posés dans la cour des Invalides, ils n’ont pas été filmés de près en raison du refus de certaines familles. De même, les caméras se sont abstenues de filmer de près les familles des victimes présentes à la cérémonie d’hommage. Jeff Wittenberg le précise dès le début du reportage : Par respect pour leur intimité et pour leur peine, on ne verra les familles que de loin. De loin aussi, les blessés qui ont été capables, malgré leur souffrance, de venir ce matin aux Invalides.

Le caractère poignant de la cérémonie apparaît pleinement dans le sujet. Différents plans donnent ainsi à voir la peine des secouristes, militaires et policiers présents dans l’assistance, de même que celle des personnalités politiques. Présentés en gros plan, le Premier ministre Manuel Valls et les ministres Myriam El Khomri, Jean-Yves Le Drian et Christiane Taubira apparaissent très marqués par l’émotion.

Le sujet de France 2 met particulièrement en valeur celle de François Hollande pendant la cérémonie. Plusieurs plans le montrent le visage grave et fermé, ne cachant pas sa tristesse. Jeff Wittenberg dit même que le président de la République peine à retenir ses larmes à l’écoute des noms des victimes et des chansons de Jacques Brel et de Barbara jouées en leur hommage. La scénographie de la cérémonie renforce d’ailleurs l’impression d’un François Hollande accablé : assis seul sur une chaise, à l’écart devant les représentants politiques et les proches des victimes, il semble, en tant que chef de l’État, endosser tout le deuil et la souffrance de la nation.

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