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Attentats du 13 novembre 2015 : le point sur l’enquête quatre mois après

Date de diffusion : 18 mars 2016 | Date d'évènement : 13 nov. 2015

Quelques mois après le 13 novembre 2015, le point sur les personnes impliquées dans les attentats du Stade de France, des terrasses et du Bataclan. Sur les 10 terroristes, seul Salah Abdeslam est toujours en vie et va pouvoir être jugé.

Niveaux et disciplines

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  • Niveaux: Lycée général et technologique - Lycée professionnel

    Les attentats du 13 novembre 2015

Informations et crédits

Type de ressource :
Forme :
Collection :
Date de l'évènement :
13 nov. 2015
Production :
France 2
Page publiée le :
12 août 2021
Modifiée le :
19 sept. 2022
Référence :
00000004353

Contexte historique

Par Christophe GracieuxProfesseur agrégé en classes préparatoires littéraires au lycée Watteau (Valenciennes) )

Les attentats islamistes commis à Saint-Denis et Paris le 13 novembre 2015 ont tué 130 personnes et en ont blessé plus de 400 autres. Ils ont été planifiés pendant plusieurs mois par des djihadistes depuis Raqqa, en Syrie, le fief de de l’État islamique, et préparés par plusieurs membres d’une cellule terroriste clandestine en Belgique et en France.

Ils ont été commis par trois commandos différents, regroupant au total dix hommes. Le premier commando a visé le Stade de France : le 13 novembre 2015 à 21 h 20, pendant le match de football France-Allemagne, le Français Bilal Hafdi et deux Irakiens ont actionné leurs ceintures d’explosifs aux abords du stade, tuant un homme et en blessant une dizaine d’autres. Les trois djihadistes ont été tués sur le coup.

Le deuxième groupe terroriste, composé d’Abdelhamid Abaaoud, djihadiste belgo-marocain et principal coordinateur de ces attentats, du Franco-marocain Brahim Abdeslam et du Belgo-marocain Chakib Akrouh, commet ensuite, à partir de 21 h 24, une attaque contre les clients attablés aux terrasses de restaurants et bars dans le dixième et le onzième arrondissements de Paris. Armés de fusils d’assaut, ils tuent 39 personnes.

Enfin, un troisième commando, constitué de trois djihadistes français venus de Syrie en se mêlant au flot de migrants, Foued Mohamed-Aggad, Samy Amimour et Ismaël Omar Mostefaï, font intrusion à 21 h 45 dans la salle parisienne du Bataclan, pendant le concert du groupe de rock américain Eagles of Death Metal. Équipés de fusils d’assaut et de ceintures explosives, ils tirent sur la foule des spectateurs, assassinant 90 personnes et en blessant plusieurs dizaines d’autres. À 21 h 56, un commissaire divisionnaire et un brigadier de la Brigade anti-criminalité sont les premiers à arriver dans le Bataclan : ils parviennent à abattre Samy Amimour qui tenait en joue un otage sur la scène. Les deux autres terroristes se retranchent alors dans un couloir au premier étage avec plusieurs otages. Vers 22 h 20, les hommes de la brigade de recherche et d’intervention (BRI) pénètrent dans la salle. Après avoir progressé au milieu des morts et évacué de nombreux blessés, ils donnent l’assaut à 0 h 19, tuant les deux derniers terroristes

Sept des dix membres des commandos sont ainsi morts le soir même des attentats. Deux autres, Abdelhamid Abaaoud et Chakib Akrouh, sont tués cinq jours plus tard lors d’un assaut du RAID à Saint-Denis.

Le dixième homme du commando, Salah Abdeslam, frère de Brahim, originaire de Molenbeek, dans la banlieue de Bruxelles, est le seul à avoir survécu. Après avoir convoyé les djihadistes ayant commis l’attaque près du Stade de France, il a abandonné sa ceinture explosive sans l’actionner dans une rue de Montrouge, puis est parvenu à gagner la Belgique. Après plusieurs mois de traque, il a finalement été arrêté le 18 mars 2016, à Molenbeek, par la police belge. Incarcéré à la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis, il est le seul membre des commandos à être jugé lors du procès des attentats devant la cour spéciale d’assises de Paris à partir de septembre 2021 et pour lequel 1 800 personnes se sont portées parties civiles. Salah Abdeslam est considéré comme auteur de l’ensemble des assassinats du 13 novembre 2015 en « coaction » avec les neuf djihadistes morts : outre sa mission de convoyeur, il est accusé d’avoir apporté une aide logistique importante à plusieurs moments de la préparation des attaques.

L’enquête a également révélé le projet de deux attaques terroristes supplémentaires avortées : l’une aurait aussi eu lieu à Paris le 13 novembre 2015, l’autre sans doute à l’aéroport Schipol d’Amsterdam. Mais aucun de ces attentats n’a finalement été commis sans que l’on sache pourquoi. Le procès des attaques du 13 novembre permettra peut-être de lever une partie de ce mystère, ainsi que la raison pour laquelle Salah Abdeslam n’a pas fait exploser sa ceinture explosive : a-t-il renoncé au dernier moment à tuer et à mourir ou bien sa ceinture a-t-elle dysfonctionné ?

Éclairage média

Par Christophe GracieuxProfesseur agrégé en classes préparatoires littéraires au lycée Watteau (Valenciennes) )

Ce sujet a été diffusé dans le journal télévisé de vingt heures de France 2 le 18 mars 2016. Quatre mois après les attentats islamistes du 13 novembre 2015 qui ont fait 130 morts et plus de 400 blessés, il établit un bilan de l’enquête policière sur les auteurs de ces attaques.

En effet, plus tôt dans la journée du 18 mars 2016, Salah Abdeslam, unique survivant des dix membres des commandos djihadistes du 13 novembre, est arrêté par la police belge à l’issue d’une opération menée à Molenbeek. En fuite pendant 126 jours, il a fini par être capturé trois jours après la découverte de son ADN lors d’une perquisition dans un appartement de Forest, une autre commune de la banlieue de Bruxelles.

L’arrestation de Salah Abdeslam constitue par conséquent la principale information de la journée du 18 mars 2016. La plupart du journal télévisé de vingt heures de France 2 y est consacrée, à commencer par le reportage d’ouverture qui fait le récit en images de son arrestation à Molenbeek. Par la suite, un autre sujet retrace la cavale de Salah Abdeslam et un second fait le point sur son rôle dans les attentats du 13 novembre 2015. 

Le sujet consacré à l’enquête sur ces attaques ne vient qu’en neuvième position dans le déroulé du journal télévisé de France 2, après également plusieurs interventions de journalistes de France 2, en duplex depuis Molenbeek et depuis le ministère de l’Intérieur français, ainsi qu’en plateau. Illustré par des images factuelles d’archives, des vidéos amateurs, des infographies et des captures internet, il présente brièvement les acteurs des différentes attaques islamistes perpétrées quatre mois auparavant. Ces 10 hommes venus pour tuer autant que possible, selon les mots du journaliste de France 2 Matthieu Boisseau, désormais tous morts ou arrêtés, font l’objet d’une présentation dans l’ordre chronologique des actions terroristes commises le soir du 13 novembre 2015 : d’abord les membres du commando ayant agi aux abords du Stade de France, puis ceux du commando des terrasses parisiennes et enfin ceux du commando du Bataclan. Sont précisées les identités des différents djihadistes, à l’aide de photographies, de même que leurs actions terroristes et les circonstances de leur mort.

Le sujet s’achève sur Salah Abdeslam et les interrogations sur l’organisation des attentats et les complices des terroristes que sa capture pourrait permettre de lever. Pourtant, durant six ans, l’unique rescapé des commandos djihadistes du 13 novembre 2015 va se terrer dans le silence.

Quatre jours après l'arrestation de Salah Abdeslam, le 22 mars 2016, deux attaques-suicides sont commises à Bruxelles par la même cellule islamiste franco-belge qui avait déjà frappé Paris et Saint-Denis le 13 novembre 2015.

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