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L’histoire du génocide des Arméniens de 1915-1916

Copyright de l'image décorative: © National Library of Congress

Par Jean-Pierre Vrignaudjournaliste spécialisé en histoire
Publication : 23 janv. 2024 | Mis à jour : 23 févr. 2024

Niveaux et disciplines

On date le déclenchement du génocide des Arméniens au 24 avril 1915 lorsque l'intelligentsia arménienne de Constantinople est arrêtée, déportée, puis exécutée. Mais cette épuration ethnique et religieuse trouve racine bien plus tôt dans l'histoire de l'Empire ottoman. Retour sur les origines d'une des plus grandes tragédies du XXe siècle.

Témoignages de survivants

« Ils ont d'abord rassemblé les hommes, ils les ont emmenés et les ont tués, raconte une survivante. Tout ce que nous avions, ils sont venus, ils s'en sont emparé. Moi, avec trois jeunes enfants, j'ai été tiraillée jusque dans les déserts de Deir-ez-Zor (en Syrie). Affamés, assoiffés, sous le soleil brûlant, chaque jour des centaines de malades mouraient. Et nous, ils nous emmenaient par groupes dans les collines et nous tuaient à coups de balta (« hache », en turc). Ils ont aussi emmené ma sœur avec ses deux enfants, ils les ont tués et les ont jetés dans une fosse. »

 

« Je ne souhaite pas à mon ennemi de voir ce que mes yeux ont vu, rapporte un autre témoin. (…)  Trois cents à quatre cents femmes et jeunes filles ont enlevé leurs ceintures ; elles se sont attachées les unes derrière les autres et se sont jetées dans l'Euphrate pour ne pas tomber aux mains des Turcs. On ne voyait plus l'eau couler, les corps recouvraient le fleuve, ils étaient entassés les uns sur les autres, les chiens étaient devenus enragés à force de dévorer la chair humaine. »

 

« À l'époque de "la Grande Catastrophe", relate un troisième survivant, j’étais petit, mais je me rappelle (…) qu’en chemin, nous avons vu des villages en flammes, des maisons et des granges enveloppées de fumée. On disait que les Turcs les avaient remplies d'Arméniens et qu'ils les avaient incendiées. Le fleuve Mourad était plein de sang ; de tous côtés il y avait des cadavres qui flottaient. »

 

Ces trois témoignages terribles ont été rassemblés, avec des centaines d’autres, dans de nombreux livres, pour que ne soit jamais oubliée la Grande Catastrophe, ainsi que la nomment les Arméniens, qui s’est abattue sur eux voici plus de cent ans, en 1915-1916.

C'est tout un peuple qu'on assassine

Alors que l’Europe est à feu et à sang, ravagée par la Première Guerre mondiale, le gouvernement nationaliste Jeunes-Turcs, à la tête de l’Empire ottoman, a profité du tumulte international pour planifier et mettre en œuvre l’élimination de tous les Arméniens présents en Anatolie. Leur objectif, secrètement énoncé, mais révélé plus tard par des archives, était une homogénéisation ethnique et religieuse de la région : éliminer un peuple présent sur ces terres depuis des siècles pour constituer les bases d’un État-nation essentiellement turc et musulman.

Escadrons de la mort, sites abattoirs, convois de déportation, camps de concentration… Le déroulé des opérations a suivi un plan implacable. Selon une majorité d’historiens, entre 1,2 million et 1,5 million d’Arméniens ont ainsi été assassinés, soit plus des deux tiers de la population arménienne de l’Empire ottoman avant 1914, tandis que les survivants prenaient le chemin de l’exil. Dès 1919, les autorités turques elles-mêmes avaient évalué à 800 000 le nombre de victimes du programme d’extermination.

Arméniens sur une route 1915-16

Ces Arméniens, qui fuient la famine et le génocide, se dirigent vers la ligne de front tenue par les Britanniques, en 1915-16.

Ces Arméniens, qui fuient la famine et le génocide, se dirigent vers la ligne de front tenue par les Britanniques, en 1915-16. © Garystockbridge

 

Avant la Shoah, qui verra l’élimination par les nazis et leurs alliés de 6 millions de Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale, le massacre des Arméniens et celui des Hereros et des Namas de Namibie en 1904 sont considérés comme les premiers génocides du XXe siècle.

Dans un empire à l'agonie

La tragédie arménienne est née dans les engrenages d’une histoire complexe, celle de l’immense Empire ottoman, également appelé Empire turc. Multi-ethnique, celui-ci domine encore, au début du XIXe siècle, la majeure partie du pourtour méditérranéen, de l’Algérie jusqu’à la Grèce, en passant par l’֤Égypte et la Syrie.

Mais, en réalité, il est déjà un colosse aux pieds d’argile. Secoué tout à la fois par le réveil de peuples aspirant à l’indépendance, par l’influence des idées nouvelles libérales et par les appétits territoriaux des Français, des Anglais et, surtout, des Russes, l’Empire, à force de révoltes et de guerres perdues, voit au fil du siècle ses provinces se détacher les unes après les autres. En 1853, un commentaire devenu célèbre du tsar Nicolas Ier à l’adresse de l’ambassadeur britannique en Russie résume la situation : « Nous avons sur les bras un homme malade [sous-entendu l’Empire ottoman]. Ce serait un grand malheur s’il devait nous échapper. Entendons-nous pour partager son héritage. » 

Au cœur de l’Empire, l’Anatolie, c’est-à-dire la majeure partie du territoire de la Turquie actuelle, fait bientôt figure de citadelle assiégée. Les réformes entreprises pour moderniser le pays, les Tanzimat, ne suffisent pas à rattraper le retard politique, économique et industriel sur les puissances européenne et russe. À l’ouest, dans les Balkans, les Grecs, puis les Bulgares, les Serbes, les Bosniaques, les Albanais se révoltent ; à l’est, c’est l’Empire russe qui fait pression sur la frontière, après avoir conquis le Caucase. De ces deux terrains d’affrontement, des vagues de réfugiés musulmans affluent en Anatolie – un million en un siècle, avivant les tensions avec les minorités chrétiennes de l’Empire, notamment arménienne et grecque.

Ennemis de l'intérieur

Intégrés dans l’Empire depuis trois cents ans, les Arméniens ottomans sont environ 2 millions au tournant du XXe siècle. La majorité sont des paysans installés en Anatolie orientale, une part de leur berceau originel, tandis qu’une élite marchande et intellectuelle a essaimé à Constantinople et dans les grandes villes du pays. Mieux éduqués, bénéficiant de liens étroits avec l’Europe, les chrétiens contrôlent une large part de l’économie ottomane.

Qualifiés de « peuple fidèle » par le sultan jusqu’au milieu du XIXe siècle, les Arméniens sont peu à peu désignés comme des ennemis de l’intérieur. Sensible aux idées de Lumières et à l’idéal de 1789, l’intelligentsia arménienne supporte de moins en moins le statut inférieur de dhimmis que l’Empire impose aux non-musulmans. Comme les Juifs et les autres chrétiens, ils n’ont pas le droit de porter les armes, sont soumis à un impôt spécial et sont systématiquement défavorisés par la justice.

Les Arméniens réclament de nouveaux droits, rédigent des pétitions pour dénoncer les exactions dont ils sont victimes et en appellent aux capitales européennes. Certains rêvent d’une Arménie indépendante, qui pourrait inclure les Arméniens du Caucase, qui vivent, eux, dans l’Empire russe. La défiance réciproque ne fera que croître.

Le tournant : l'émancipation des peuples

En 1876, la révolte des populations chrétiennes de Bulgarie contre l’Empire ottoman déclenche une féroce répression par des troupes irrégulières ottomanes, composées de réfugiés tchétchènes et circassiens. Le récit des « horreurs bulgares » suscite en retour l’indignation des puissances européennes qui font pression pour imposer des réformes, et la guerre avec la Russie, qui entend défendre les Slaves du Sud. Les combats ont lieu à la fois dans les Balkans et dans le Caucase. Résultat : en 1877-1878, la défaite du sultan face aux troupes tsaristes – commandées par des officiers arméniens du Caucase ! –, aboutit aux indépendances de la Serbie, de la Roumanie, du Monténégro, à celle, plus relative, de la Bulgarie et à la nécessité, imposée également par le traité de San Stefano, de mesures administratives pour garantir la sécurité des Arméniens. Les indépendances dans les Balkans se soldent par des massacres de musulmans et de nouveaux exodes vers l’Anatolie. 

Pour le sultan Abdulhamid II, c’est un tournant dans sa vision politique. Sa hantise sera désormais d’éviter à tout prix que l’Arménie devienne une « deuxième Bulgarie », qui amputerait le cœur de l’Empire en devenant indépendante. L’Arménien devient le traître. Point d’orgue de la répression qui s’installe : le sultan s’appuie, en 1894-1895, sur des milices kurdes pour lancer, sous divers prétextes, le pillage et la destruction de villages et de villes arméniennes. Bilan : 200 000 morts.

Les puissances occidentales s’indignent. Jean Jaurès interpelle le gouvernement français, évoquant les « brutalités atroces commises de concert par les Kurdes et par la soldatesque du sultan (…), les mères affolées mettant la main sur la bouche de leurs enfants qui crient, pour n’être pas trahies (…) dans leur fuite sous bois, et les enfants cachés, tapis sous les pierres, dans les racines des arbres et égorgés par centaines ; et les femmes enceintes, éventrées, et leurs fœtus embrochés et promenés au bout des baïonnettes ; et les filles distribuées entre les soldats turcs et les nomades kurdes et violées jusqu’à ce que les soldats, les ayant épuisées d’outrages, les fusillent. » Éloquence vaine, la France préfère ménager ses intérêts économiques dans l’Empire. Le pouvoir ottoman se contente, lui, de faire une pause dans les massacres. 

Capture d'écran du dossier Retronews sur Capture d'écran du dossier Retronews sur le génocide arménien dénoncé par la presse française

Capture d'écran du dossier Retronews sur le génocide arménien dénoncé par la presse française

Une utopie : le pantouranisme

Lorsqu’éclate, en 1914, la Première Guerre mondiale, la Sublime Porte, surnom du gouvernement ottoman, va faire, dans le fracas des bombes, ce qu’elle n’a pas pu faire sous le regard des puissances européennes. « En temps de guerre, on n’entend plus que le bruit du canon », dira un génocidaire. À Constantinople, non seulement l’obsession anti-arménienne est toujours là, mais elle est devenue à la fois plus explicite et plus extrême.

Alors qu’Abdulhamid II, le « Sultan rouge », a été déposé en 1909, le comité Union et Progrès (CUP), émanation du parti des Jeunes-Turcs, est arrivé au pouvoir avec la volonté de moderniser le pays. Mais son aile la plus radicale, qui va l’emporter, ne croit pas au modèle multi-ethnique de l’Empire ottoman. Ils jugent le vieil Empire faible et impossible à gouverner, et croient au contraire en la force des États-nations, tels que la France et l’Allemagne de l’époque. Empreints d’une forme de darwinisme social, les idéologues les plus extrémistes parmi les Jeunes-Turcs – le Dr Nazim Bey, le Dr Mehmet Resid, Talaat… – assimilent la compétition entre pays à une lutte pour la survie, celle du plus fort. Tuer ou être tué ! Forts de cette vision, ils vont progressivement théoriser le nettoyage ethnique des éléments non-musulmans d’Anatolie pour en faire un État essentiellement turc. Une utopie, le pantouranisme, se développe, qui rêve d’unir les Turcs ottomans à ceux du Caucase, de Perse et même, plus loin, en Asie centrale, comme un héritage de Gengis Kahn. Mais entre les deux, bien sûr, il y a les Arméniens…

Le programme d'épuration

En novembre 1914, l’Empire ottoman rejoint l’Allemagne et l’Autriche-Hongrie contre l’alliance anglo-franco-russe. En se rapprochant de Berlin, les Jeunes-Turcs comptent sur la protection de l’Allemagne, puissance montante européenne. La guerre contre la Russie démarre par une déroute dans le Caucase dès le premier hiver, mais ce ne sera pas la priorité. Les principales ressources du pays – militaires, administratives et logistiques – vont être concentrées dans le programme d’élimination des Arméniens. Un triumvirat de pachas, Talaat à l’Intérieur, Enver à la Guerre et Djemal à la Marine, concentre tous les pouvoirs. Sur l’objectif, ce télégramme de Talaat, daté de septembre 1915 et resté longtemps secret, est explicite : 

« Le gouvernement a décidé d’exterminer entièrement tous les Arméniens habitant en Turquie (…) sans égard pour les femmes, les enfants, les infirmes, quoique tragiques que puissent être les moyens de l’extermination, sans écouter les sentiments de la conscience, il faut mettre fin à leur existence. »  

24 avril 1915 : le début du génocide

Rien n’a été laissé au hasard, on s’attaque également à l’élite arménienne de l’ouest du pays. Dans la nuit du 24 avril 1915, qui deviendra la date commémorative du déclenchement du génocide, 650 notables arméniens de la capitale sont déportés en Anatolie, où ils seront assassinés. Dans le reste du pays, le plan, aussi rapide qu’efficace, se déroule par étapes. D’abord, on enrôle les hommes dans l’armée  (les chrétiens y sont autorisés depuis 1908) ; on les désarme ensuite sous prétexte de les affecter à des bataillons de travail, puis on les tue, la nuit, par petits groupes, dans des endroits isolés. Deuxième étape : on placarde dans les villages des avis annonçant le déplacement de la population pour raison de guerre. Des convois sont organisés, avec les femmes, les enfants, les vieillards, qui sont parfois attaqués dès la sortie du village ou plus loin sur la route. Des femmes sont violées, enlevées et vendues comme esclaves, ainsi que des enfants, qui deviendront musulmans. Sur le chemin de la déportation, des lieux d’exécution sont minutieusement choisis dans des gorges, près de rivières pour y jeter les corps. La gendarmerie, qui escorte le convoi, s’éloigne alors afin qu’entrent en action des groupes d’exécuteurs, souvent à l’arme blanche. C’est l’Organisation spéciale, un groupe paramilitaire dont les cadres sont des officiers du CUP et les exécutants des prisonniers de droit commun libérés et des membres de tribus tcherkesses ou kurdes. Les biens des Arméniens, qualifiés « d'abandonnés », sont aussitôt vendus à des musulmans, leurs maisons proposées aux réfugiés. 

Enfants arméniens d'Adana déportés en train

Enfants arméniens d'Adana déportés en train.

Enfants arméniens d'Adana déportés en train. © Armenian genocide museum.

Corps de plusieurs Arméniens abattus alors que se déroulait le génocide des Arméniens

Photo montrant le corps de plusieurs Arméniens abattus alors que se déroulait le génocide des Arméniens. Photo publiée dans Ambassador Morgenthau's Story, ouvrage rédigé par Henry Morgenthau senior et publié en 1918.

Plusieurs Arméniens abattus lors du génocide (Photo publiée dans Ambassador Morgenthau's Story, ouvrage rédigé par Henry Morgenthau senior et publié en 1918).

 

En quelques mois, l’Anatolie orientale est, elle, vidée de ses habitants arméniens, plus de 300 convois partent vers les confins des déserts syrien et irakien. Décimés par la faim, la soif, la maladie, les massacres, 15 à 20 % seulement des déportés atteindront les camps de concentration, qui sont autant de mouroirs. 

Réactions internationales

Le monde sait rapidement toutes ces horreurs. Les témoignages des diplomates sont nombreux. « Le gouvernement poursuit en fait un but d’annihilation de la race arménienne dans l’Empire ottoman », écrit l’ambassadeur allemand Wangenheim en juillet 1915. « Il ne s’agit rien de moins que de l’anéantissement et de l’islamisation par la force d’un peuple entier », complète le vice-consul Kuckhoff depuis les rives de la mer Noire. « 500 000 Arméniens au moins sont morts sous le poignard des assassins ou de privations dans les sables du désert », lit-on dans L’Humanité du 17 décembre 1915.

Mais la guerre empêche toute intervention. À une exception près ! En septembre 1915, la marine française parvient à sauver 4 000 combattants arméniens qui s’étaient retranchés cinquante-trois jours dans le massif du Musa Dagh, à proximité de la côte méditerranéenne, un des rares lieux de résistance pendant la période. 

En 1916, la tragédie est jouée, la présence millénaire des Arméniens dans la région est effacée. C’est la politique du fait accompli. Le triumvirat du CUP a gagné son pari. Même si, le 30 octobre 1918, quand l’Empire ottoman capitule, les pachas et les hauts responsables du parti doivent fuir et s’embarquer sur un navire à destination de Berlin. Au sortir de la guerre, les tentatives d’enquêtes, de jugements et de réparations vont rapidement tourner court, entre les ambitions des vainqueurs, comme la France et l’Angleterre, plus soucieux de se tailler de nouvelles zones d’influence au Moyen-Orient, et la reprise de la lutte des Turcs nationalistes, menée par Mustafa Kemal, qui aboutit à la fondation de la République de Turquie en 1923. 

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Le pouvoir kemaliste, qui a recyclé d’anciens génocidaires, va durement combattre et tuer dans l’œuf le projet de création d’une Grande Arménie indépendante et mener une violente répression anti-arménienne contre les survivants des massacres qui veulent retourner sur leurs terres. L’exode des Arméniens vers l’Europe, les États-Unis et la Russie met l’ultime touche à l’élimination quasi totale de la présence arménienne en Anatolie.

Pour aller plus loin

• En 1915 et 1916, entre 1,2 et 1,5 million d’Arméniens ont été assassinés, victimes d'un implacable programme d'extermination. Plus de cent ans plus tard, et malgré le soutien de 30 pays, la communauté arménienne continue d'œuvrer pour que ces crimes soient reconnus par tous comme génocide. À commencer par leur commanditaire : la Turquie.  

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• Le génocide des Arméniens est à l’origine de l’apparition, pour la première fois, de l’expression « crime contre l’humanité et la civilisation », formulée par la Russie, la France et la Grande-Bretagne. La mémoire de ces événements, transmise de génération en génération, reste vive chez les Arméniens. 

Insert de la ressource Document - ID: 00000004116 en mode complementaire

• En s'appuyant sur ce documentaire audio de RFI, un enseignant a rédigé une piste pédagogique. Elle propose aux lycéens de réfléchir à la question suivante : pourquoi la mémoire du génocide des Arméniens demeure-t-elle aussi vive un siècle après les événements ?

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• La reconnaissance du génocide arménien par l'Assemblée nationale française, en janvier 2001, provoque des réactions contrastées. Si la communauté arménienne en France se félicite de cette décision, l'ambassade turque, en revanche, annonce la volonté de son pays de rompre toute relation diplomatique avec la France.

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• Le génocide des Hereros, considéré comme le premier génocide du XXe siècle, fut perpétré à partir de 1904 dans la colonie allemande du sud-ouest africain. Il entraîna la mort d'environ 75 000 personnes. Notre partenaire Retronews revient sur la couverture médiatique de l'événement.

Capture d'écran du dossier Retronews sur le génocide des Héréros

Capture d'écran du dossier Retronews sur le génocide des Héréros

Trois livres de référence

  • Comprendre le génocide arménien, de 1915 à nos jours, de Hamit Bozarslan, Vincent Duclert, et Raymond H. Kévorkian. Coll. Texto. Ed. Tallandier. 
    Le récit du génocide, ses orgines et ses suites depuis plus d'un siècle. À la fois une synthèse et une enquête.
  • Mémorial du génocide des Arméniens, de Raymond H Kévorkian et Yves Ternon. Ed. du Seuil.
    De nombreux documents et témoignages, illustrés de photos et de cartes, ont été rassemblés avec l'objectif de présenter les connaissances actuelles sur le génocide.
  • L'Arménie, de Claire Mouradian. Que sais-je ? Ed. PUF.
    Toutes les grandes étapes de la très longue histoire du peuple arménien.

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