Le Marché Commun, 160 millions de clients

Date de diffusion : 23 janv. 1957 | Date d'évènement : 27 mars 1957

Présentation du projet de Marché Commun et célébration de sa naissance prochaine.

Niveaux et disciplines

Ressources pédagogiques utilisant ce média

Informations et crédits

Type de ressource :
Forme :
Collection :
Les Actualités françaises
Date de l'évènement :
27 mars 1957
Production :
INA
Page publiée le :
2003
Modifiée le :
19 sept. 2022
Référence :
00000000061

Contexte historique

Par Philippe Tétart

Après le rejet de la Communauté Européenne de Défense (CED) par l'Assemblée nationale française, en août 1954, l'idée européenne lancée à la fin des années 1940 semble au point mort. Elle ne se traduit que par l'existence active de la Communauté européenne charbon-acier (CECA) qui réunit officiellement la France, la Belgique, le Luxembourg, les Pays-Bas, la RFA et l'Italie depuis avril 1951.

Toutefois, au printemps 1955, à l'initiative de Jean Monnet, un des pères de l'idée européenne, les discussions autour d'un "Marché Commun" sont relancées entre les six partenaires. Après de nombreuses concertations et négociations, elles aboutissent, le 27 mars 1957, à une étape essentielle de la construction européenne : la signature des traités de Rome. Ils instituent, d'une part la CEE (ordinairement appelé Marché Commun ou Europe des Six) et, d'autre part, l'EURATOM (Communauté européenne de l'Énergie Atomique).

Éclairage média

Par Philippe Tétart

Dans sa réalisation comme dans son propos, cette séquence des Actualités Françaises permet de saisir l'importance des espoirs qu'engendre la perspective européenne en France. Cet espoir renvoie d'abord à l'idée d'expansion et de libre échange européen dans le cadre d'un "marché de 160 millions de clients". Un marché dynamique, ouvert, "à l'échelle du monde". Il renforcerait l'élan économique de la France des Trente Glorieuses.

De l'évocation de la suppression des barrières douanières ("douanier soupçonneux") à la célébration de la modernité et de la vitesse conquérantes (caravelle, train, rails dans un montage rapide) en passant par la juxtaposition valorisante avec les précédents fédéraux américain et soviétique), ce sujet s'attache, avec une euphorie qui se veut communicative, à promouvoir l'idéal européen. Un idéal défendu de façon très pédagogique avec le recours à la comparaison (Europe-Etats-Unis-URSS), aux jeux d'oppositions (entre le panneau "Non-Stop" et la barrière levée) et à l'usage didactique d'une cartographie chiffrée et comparatiste (qui souligne l'équilibre entre trois superpuissances).

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