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Les conséquences du premier choc pétrolier pour les automobilistes

Date de diffusion : 11 janv. 1974

En quelques semaines, le prix de l'essence a connu une hausse importante, fin 1973. Cette hausse entraîne inévitablement le mécontentement des automobilistes, obligés de réduire leur consommation d'essence.

Niveaux et disciplines

Informations et crédits

Type de ressource :
Forme :
Collection :
Production :
INA
Page publiée le :
2005
Modifiée le :
19 sept. 2022
Référence :
00000000423

Contexte historique

Par Fabrice Grenard

Le premier choc pétrolier d'octobre 1973 marque une rupture fondamentale de l'histoire économique française.

Au lendemain de la guerre du Kippour, opposant l'Egypte et la Syrie à Israël, les principaux pays producteurs, regroupés depuis 1960 dans l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) exigent à l'automne 1973 une redéfinition des marchés pétroliers, qui leur étaient défavorables jusque-là. Ils décident notamment d'augmenter le prix du pétrole brut, qui sera quadruplé entre octobre 1973 et juin 1974. Ce premier "choc pétrolier" entraîne des effets considérables sur les économies occidentales. Il remet totalement en cause le modèle d'une croissance fondée sur une forte consommation d'énergie qu'il était possible d'acquérir à faible coût.

La hausse du prix des hydrocarbures, en se répercutant sur les coûts de fabrication de nombreux produits, relance l'inflation et entraîne un recul de la production industrielle. Les conséquences sont particulièrement dramatiques dans un pays comme la France, qui avait fait délibérément le choix du pétrole comme principale source d'énergie dans les années soixante. Pour les consommateurs, les conséquences les plus immédiates et les plus perceptibles de ce premier choc pétrolier restent cependant la hausse importante du prix de l'essence, qui se manifeste dès la fin de l'année 1973.

Cette hausse est d'autant plus durement ressentie que la grande majorité des ménages français est désormais en possession d'une voiture, y compris parmi les classes les moins favorisées (en 1974, 75 % des ouvriers possèdent une voiture, contre 8 % seulement en 1954).

Éclairage média

Par Fabrice Grenard

Le reportage ne dit rien des causes de la hausse du prix de l'essence. Les interviews des automobilistes laissent simplement transparaître le mécontentement des consommateurs, pour qui cette hausse de l'essence constitue un "scandale" ou un "abus". Pour illustrer cette hausse, les images montrent les modifications de prix intervenues sur les pompes à essence ainsi que des personnes en train de payer leur plein et obligées de sortir des liasses de billets de plus en plus importantes.

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