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La pollution des eaux en milieu rural : les conséquences de l'agriculture intensive

Date de diffusion : 11 sept. 2001

L'agriculture moderne provoque d'importantes dégradations de la qualité des eaux. Ce constat interroge tout un mode de production et pousse les agriculteurs à mettre en cause une partie de leur activité.

Niveaux et disciplines

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Informations et crédits

Type de ressource :
Forme :
Collection :
Production :
INA
Page publiée le :
2006
Modifiée le :
19 sept. 2022
Référence :
00000000700

Contexte historique

Par Raphael Morera

Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, la France doit relever le défi de l'autosuffisance alimentaire. Elle s'est donc logiquement engagée dans la voie de l'agriculture intensive, par la mécanisation et le recours aux engrais, pesticides, herbicides et autres insecticides issus de l'industrie chimique. La France est ainsi parvenue à devenir la seconde puissance agricole mondiale derrière les Etats-Unis. Par delà les enjeux de l'autonomie agricole de la France, l'agriculture est donc devenue une question éminemment stratégique : ses rendements permettent à la France de rayonner sur l'ensemble de la planète.

La pollution de l'eau par l'agriculture s'explique essentiellement par deux facteurs : la diffusion des pesticides et engrais chimiques et l'épandage. L'épandage est une pratique très ancienne dont les effets néfastes se font aujourd'hui sentir en Bretagne en raison de l'importance de l'élevage porcin. Il consiste en l'aspersion du lisier sur les terres cultivées. Ce dernier enrichit la terre en azote et fait donc office d'engrais. Lessivé par les eaux pluviales, on le retrouve sous forme de nitrate dans les cours d'eau. Cette concentration a pour conséquence de rendre l'eau impropre à la consommation et de favoriser la croissance d'algues dénaturant les paysages et favorisant l'euthrophisation des rivières.

Il s'agit ici des conséquences environnementales d'un système de culture indissociable de la grande consommation moderne. Les sociétés contemporaines sont dépendantes de ces techniques agricoles. Une lutte contre ces dégradations ne peut donc faire l'économie d'une réflexion sur l'ensemble de la filière.

Éclairage média

Par Raphael Morera

Le reportage a pour but d'illustrer les conclusions d'un rapport du commissariat général du plan. Il est construit selon une trame largement employée dans les journaux télévisés de France 2 et France 3. Le sujet débute par une accroche qui touche la vie quotidienne. Le but est d'intéresser le télespectateur en le mettant au centre du sujet. Par la suite, une série d'images montre les réalités de l'agriculture intensive tandis qu'une voix off détaille les données du problème. Dans un second temps, un acteur intervient pour mettre en lumière le sujet, ici le président de la commission environnement de la chambre d'agriculture. La dernière partie du sujet ouvre sur les solutions actuellement développées et évoquent quelques perspectives d'avenir.

Ce type de format permet de rassembler une quantité d'informations considérables en un laps de temps très court. Il adopte néanmoins un parti pris contestable. Aucune contradiction n'est apportée au représentant de la chambre d'agriculture et le Finistère est présenté comme un département modèle dans la lutte contre la pollution de l'eau alors même qu'il est un des plus concernés. Ce faisant ce reportage protège clairement les agriculteurs, qui apparaissent comme les seuls acteurs capables de régler le problème alors qu'il est indissociable de leur activité.

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