vidéo - 

Journée mondiale de la liberté de la presse

Proposé par Institut national de l’audiovisuel

Date de diffusion : 03 mai 2005

Instaurée par l'ONU en 1993, la "Journée mondiale de la liberté de la presse" permet chaque année de rappeler les atteintes portées contre les journalistes et la nécessité de défendre ce droit d'expression fondamental pour la démocratie.

Niveaux et disciplines

Ressources pédagogiques utilisant ce média

Informations et crédits

Type de ressource :
Forme :
Collection :
Production :
INA
Page publiée le :
14 juil. 2008
Modifiée le :
19 sept. 2022
Référence :
00000001185

Contexte historique

Par Emeline VanthuyneProfesseure agrégée d'histoire )

La liberté d'expression est un droit fondamental inscrit dans l'article 19 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme de 1948 : "Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit". En décembre 1993, l'Assemblée Générale des Nations Unies a instauré une "Journée mondiale de la liberté de la presse", célébrée le 3 mai (date d'adoption de la Déclaration de Windhoek, affirmant le rôle essentiel d'une presse indépendante et pluraliste pour le maintien de la vie démocratique d'un pays). Chaque année, cette journée permet de mettre l'accent sur la nécessité de préserver la liberté de la presse et sur les atteintes au libre exercice des fonctions de journalistes dans certains pays (reporters emprisonnés ou tués, médias censurés).

L'UNESCO (Organisation des Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture) prend en charge différents programmes d'action afin de sensibiliser le public. Des organisations internationales comme "Reporters sans frontières" (RSF) profitent de cette journée pour récolter des fonds (vente d'albums photos) et dénoncer les "prédateurs de l'information" (dirigeants politiques responsables de la censure de la presse dans leur pays). Dans ses rapports annuels, RSF recense ainsi pays par pays les violations faites au principe de liberté de l'information. En 2007, 86 journalistes ont été tués, 887 emprisonnés, 67 enlevés et 1511 agressés ou menacés. Le nombre de journalistes assassinés n'a pas été aussi important depuis 1994 (tués principalement au Rwanda, en ex-Yougoslavie et en Algérie). L'année dernière, plus de la moitié sont morts en Irak : selon RSF, ce conflit est plus meurtrier pour les journalistes que ceux de la décennie précédente. En 2007, plus de deux journalistes par jour ont été emprisonnés, notamment en Chine et à Cuba.

Éclairage média

Par Emeline VanthuyneProfesseure agrégée d'histoire )

Le portrait de Soro Solo, journaliste ivoirien, menacé de mort et exilé en France, permet ici d'illustrer la nécessité de défendre la liberté de la presse. En partant d'un cas particulier, les journalistes cherchent à sensibiliser les téléspectateurs du 19/20 aux dangers pris pour exercer ce métier dans certains pays. Le sujet n'est cependant pas anecdotique et l'interview de Soro Solo met en perspective les différentes menaces qui pèsent sur les médias dans le monde entier : intimidation physique, mais également liens entre groupes de presse et industriels. En France, le groupe Bouygues détient TF1 et plusieurs chaînes de télévision numérique, le groupe d'Arnaud Lagardère possède ou détient une participation dans de nombreux journaux et stations de radios (Europe 1, Elle, Paris Match, Le Monde... ) : il faut donc faire preuve de vigilance pour parvenir à dissocier les intérêts de ses groupes financiers et l'indépendance éditoriale de leurs filiales "médias".

Le reportage évoque également l'action de Reporters sans Frontières ( RSF). A l'époque, l'association menait une action en faveur de reporters français enlevés en Irak puis libérés (Christian Chesnot et Georges Malbrunot d'août à décembre 2004) puis Florence Aubenas (de janvier à juin 2005). On peut noter que RSF a fait parler d'elle au printemps 2008 par ses actions en faveur du boycott des JO de Pékin, pour protester contre la censure des journalistes en Chine.

Lieux

Thèmes

Sur le même thème

Sur le même thème

Voir les documents suivants
Voir les documents précédents